Journal de ma nouvelle oreille

extrait de l'article paru dans le numéro 11Le Journal de ma nouvelle oreille

Grande première pour la malentendance : une pièce de théâtre qui met en vedette une actrice malentendante et son appareillage ! Mais cette pièce a bien failli passer inaperçue de Surdi 84. La plupart d’entre nous ont abandonné depuis bien longtemps les tentatives pour « suivre le off », faute d’accessibilité. De plus le thème même, trop près de nos vies, ne nous emballait guère… mais après tout pourquoi pas, si cela permet d’enrichir la rubrique Culture de 6 MM !

Non seulement cette pièce est une première sur le sujet mais elle a été saluée dans les quotidiens régionaux comme une création exceptionnelle : «  Parmi les créations les plus époustouflantes de ce Festival Off 2013, il faudra sans nul doute retenir ce "Journal de ma nouvelle oreille" de et par Isabelle Fruchart. Une pièce majeure sur le handicap, aux antipodes d'une quelconque "larmoyance", mais qui prend vie en un vécu de l'intérieur, décapant au possible » ( La Provence) . La mise en scène de Zabou Breitman lui vaut également de nombreuses critiques élogieuses.

 

Un tout petit théâtre comme il y en a des dizaines à Avignon, ouvert pour le off avec onze spectacles par jour, pas de boucle d’induction magnétique, et encore moins de sous titrage, quoique…Salle comble ce jour-là, comme d’ailleurs tous les autres jours !Par chance la sonorisation était assez bonne, l’actrice articulait bien et nous avions de bons appareillages ! Sans doute le lierre sur les parois de la scène renvoyait bien le son …

 Tout commence avec un doublage de film muet en un ballet parfaitement synchronisé de Charlie Chaplin, dansant sur un bout de drap, et Isabelle Fruchart à l’identique sur scène. Quelques dialogues de l’extrait de film apparaissent sur un bandeau lumineux. Serons-nous condamnés au silence car l’actrice annonce une perte auditive sévère de 70 % ?

Ensuite tout se déroule au fil de la lecture de son journal intime retraçant son histoire. « A 14 ans j’ai cessé de comprendre les paroles des chansons et je me suis mise à copier sur ma voisine pendant les cours, non que je sois devenue nulle en orthographe, mais je ne comprenais plus ce que dictait la prof ». Le diagnostic tombe beaucoup plus tard vers 26 ans, et l’appareillage n’intervient enfin qu’à 37 ans.

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