Archives revues de presse 2013 à 2016

Revue de presse 1er trimestre 2016

Darty s'attaque à la cash machine des malentendants

Darty se lance dans l'audioprothèseSource : www.challenges.fr - 10 mars 2016

En cassant les prix, l'enseigne d'électronique grand public espère élargir le marché des appareils d’audioprothèse qui touche 6 millions de personnes en France.

Darty a voulu célébrer à sa manière la journée nationale de l’audition. L’enseigne a annoncé ce jeudi 10 mars (2016) la commercialisation d’appareils d’aide auditive. C’est le premier grand distributeur à proposer ces dispositifs. La gamme commercialisée par Darty cherche à apporter des réponses aux problèmes d’audition qui touchent environ 6 millions de personnes en France. En cassant les prix, Darty espère élargir le marché car aujourd’hui les appareils d’audioprothèse s’avèrent souvent très onéreux et seuls 25% des malentendants sont équipés.

L’offre double du distributeur "analogique" et "digitale" va de 89 euros à 300 euros l’appareil selon son degré de confort. Il s’agit d’aides à l’écoute disponibles sans ordonnance. "Les vendeurs Darty sont spécialement formés pour cette offre", indique encore le distributeur sans en préciser le niveau. C’est une façon pour ce réseau de magasin de défricher un nouveau marché jusqu’à présent réservé aux spécialistes. Pour autant l’offre du distributeur n’a rien de comparable à celle proposée par les enseignes spécialisées qui suppose pas moins de six heures cumulées d’accompagnement avec un audioprothésiste. Darty se positionne sur l’entrée de marché et cherche à répondre aux troubles précoces de l’audition. En France, le premier équipement intervient en moyenne à l’âge de 72 ans.

Numerus clausus limité

L’offensive de Darty pourrait bousculer le marché. En attendant, Afflelou, un des acteurs majeurs, cherche à consolider ses positions. Lancé en 2012 Afflelou Acousticien a ouvert 127 magasins spécialisés au 31 décembre et prévoit d’arriver autour de 160 à 190 points de vente fin 2016. Mais c’est nettement moins que les 250 prévus initialement. A périmètre constant, l’enseigne Afflelou a vu son chiffre d’affaires grimper de 25% en 2015.

La raison de ce retard "tient essentiellement à la difficulté de recruter des audioprothésistes diplômés", précise Alain Afflelou, lui-même équipé d’un de ses appareils. Depuis un décret paru en 2015, le nombre d’élèves diplômés sortant des six écoles d’audioprothésistes reconnues par l’Etat est limité à 199 par an. "Il y a 3.000 audioprothésistes en France alors que les besoins en exigeraient 2.000 de plus", s’inquiète Alain Afflelou. Ce dernier a bien tenté de sensibiliser le gouvernement sur ce sujet mais apparemment le lobbying du syndicat des audioprothésistes est pour l’heure plus efficace.

En attendant et pour faire face à la demande, le groupe Alain Afflelou a pris contact avec la filière espagnole qui forme six fois plus d’étudiants qu’en France. Il s’agirait de leur proposer de venir travailler en France. Une hypothèse qui inquiète aussi l’Union nationale des syndicats audioprothésistes de France qui veut limiter les équivalences de diplômes afin de protéger son marché. La bataille ne fait que commencer.

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La relation entre capacité auditive et cognition/démence

Source : www.edp-audio.fr - 8 mars 2016

Les chiffres des personnes malentendantes non appareilléesNous savons tous que les personnes âgées, qu’elles soient ou non atteintes de perte auditive, ont du mal à comprendre la parole dans des environnements d’écoute difficiles. Les capacités cognitives expliquent pourquoi, chez certaines personnes dans certaines situations d’écoute, le discours est aisément compris, sans effort, tandis que dans d’autres situations, comprendre des mots est laborieux et sollicite une quantité considérable de ressources cognitives.

Les capacités cognitives correspondent aux processus mentaux impliqués dans l’intelligence cristallisée et fl uide. L’intelligence cristallisée inclut l’expérience et les connaissances accumulées, le vocabulaire et la mémoire à long terme. L’intelligence fl uide implique les constructions cognitives de la mémoire opérationnelle, la vitesse de traitement, l’attention/inhibition et la fonction exécutive centrale (Edwards, 2002). Si un certain déclin de la fonction cognitive est normal avec le vieillissement, lorsque les défaillances de la mémoire, du raisonnement, de la planifi cation et/ou du comportement deviennent sévères au point de réduire l’aptitude d’une personne à accomplir les tâches du quotidien, on parle alors de démence (Santacruz & Swagerty, 2001).

À l’instar de la perte auditive liée à l’âge, la démence est souvent progressive, commençant par une légère défi cience cognitive qui, peu à peu, s’aggrave (Petersen, 2004). Si on estime que plus de 20 % des adultes de plus de 70 ans souffrent d’une légère déficience cognitive, 60 à 80 % d’entre eux sont susceptibles de développer une démence, incluant le type le plus fréquent — la maladie d’Alzheimer (Petersen et al., 2009).

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Apple souhaite supprimer la norme M3/T3 sur les iPhones

Source http://anewdomain.net/ - 11 février 2016

OreilleD'après Nick Hunn (article en anglais), Apple aurait fait une demande auprès de la FCC (Federal Communication Commission) pour obtenir l'autorisation de supprimer ce qui rend les iPhones compatibles avec la position T des appareils de correction auditive et implants cochléaires.

Une pétition (en anglais) a été lancée pour demander à la FCC de ne pas donner suite à cette demande. Ce serait tout simplement terrible pour les personnes malentendantes que la compatibilité ne serait plus assurée et pire encore, cela entraînerait que d'autres grandes entreprises et même des fabricants d'appareils de correction auditive et d'implants cochléaires profitent de cette brèche pour suivre Apple. 

Depuis quelque temps, de nouvelles technologies arrivent sur le marché, dont les accessoires sans fil, mais ce sont des dispositifs individuels et ne fonctionnent qu'avec les accessoires que la personne malentendante doit acheter en plus des prothèses auditives.

La boucle d'induction magnétique est le seul système collectif qui ne génère pas de coûts supplémentaires pour les personnes malentendantes qui ont tout intérêt de défendre la norme M3/T3 en signant cette pétition.

Petite astuce : utilisez le module "Traduction" de Google pour traduire les différentes pages !


Le handicap deuxième source de discriminations

Source faireface 8 février 2016

Le handicap a constitué le deuxième motif de saisine du Défenseur des droits pour discrimination en 2015. Juste derrière l’origine mais loin devant l’état de santé.

Vous estimez être discriminé en raison de votre handicap ? Vous n’êtes pas le seul... 21 % des réclamations pour discrimination enregistrées par le Défenseur des droits en 2015 émanaient de personnes handicapées, rappelle le rapport d’activité de cette institution indépendante, rendu public le 4 février. Le handicap représente ainsi le deuxième motif de saisine, juste derrière l’origine (22,6 %), loin devant l’état de santé (12,8 %), l’âge (6,9 %) ou bien encore les activités syndicales (5,6 %). Trois réclamations sur quatre concernaient une discrimination à l’emploi. Les autres portaient sur le service public, les biens et services, l’éducation/formation et le logement.

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Des permanences dans les MDPH

Le Défenseur des droits a constitué un réseau de délégués territoriaux. Ils tiennent des permanences, entre autres, dans les maisons départementales des personnes handicapées. En 2015, 78 MDPH en accueillaient. En 2016, chaque département devrait être doté d’un référent handicap.
Renseignez vous auprès de la MDPH de votre département.


Les soucis d'audition ne sont plus réservés aux seniors

160202 rp102.02.2016 - www.franceinfo.fr

Plus d'un jeune sur cinq souffre en France d'une perte auditive. Le chiffre marquant ressort d'une enquête effectuée par l'institut de sondage Ipsos, pour l'association de la Journée nationale de l'audition (JNA). Un constat d'autant plus alarmant que cela ne devrait pas s'améliorer dans les prochaines années puisqu'un tiers de jeunes reconnaissent passer entre deux à trois heures par jour à écouter de la musique.

Des jeunes peu sensibles aux gestes de prévention
Dans cette étude, les jeunes estiment que les problèmes d'audition sont des problèmes de vieux. C'est faux. 49 % de ces jeunes reconnaissent qu'ils ont déjà ressenti une douleur dans l'oreille mais, pour autant, ils sont loin de prendre en compte cette alerte : 60 % attendent que ça passe, seulement 14 % consultent un ORL. Et, quand on parle de gestes de prévention pour protéger leurs oreilles, un jeune sur quatre dit clairement qu'il n'a pas envie de s'imposer des contraintes supplémentaires.

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"Il y a une tendance à banaliser les volumes sonores de plus en plus forts"  

160115 rp1Dr Jean-Michel Klein (ORL)
15.01.2016 - www.ladepeche.fr

 À l'occasion de la 13e édition de la semaine du son qui se tient à Paris, du 18 janvier au 7 février à Paris, les spécialistes de l'audition rappellent l'importance d'utiliser les casques et écouteurs avec prudence pour éviter la surdité précoce, phénomène en progression chez les plus jeunes. Les principales recommandations avec le Dr Jean-Michel Klein, président du syndicat national des médecins ORL.

La plupart des pédiatres et ORL s'accordent pour dire qu'il ya une inconscience collective autour de l'escalade des bruits environnants. Le Dr Jean-Michel Klein, président du syndicat national des médecins ORL, s'indigne des "Audition : faut-il réglementer les casques audtio ?" réalisée auprès de 1500 individus, dont 500 parents d'enfants de 0 à 6 ans, 511 enfants de 7 à 12 ans et 502 adolescents âgés de 13 à 19 ans. On y apprend que les adolescents ont, en moyenne, leur casque audio ou leurs écouteurs fixés aux oreilles 2 heures par jour contre une moyenne d'écoute en continu de 31min par jour pour les enfants de 0 à 6 ans. 15% des 7 à 12 ans et plus d'un tiers des adolescents reconnaissent "écouter fort" sur leur smartphone, tablettes, ordinateurs, jeux vidéo.

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Surdité précoce : baissez le son des casques !

18.01.2016 - www.santemagazine.fr

La treizième édition de la semaine du son se tient actuellement à Paris jusqu'au 7 février. A cette occasion, la société Ipsos a réalisé un sondage, "les jeunes et l'écoute sonore", qui montre une banalisation de l'écoute sonore de plus en plus forte.
Deux heures d'écoute au casque pour les ados

L'étude Ipsos fait ressortir les éléments suivants :

  • Les adolescents passent au moins deux heures par jour le casque fixé sur leurs oreilles.
  • Les enfants de moins de 6 ans : un peu plus d'une demi-heure.
  • 30 % des adolescents reconnaissent écouter fort la musique.
  • 3/4 des ados écoutent des contenus audios sur différents supports en même temps.
  • 50 % des adolescents ont déjà eu des troubles auditifs suite à un bruit fort, que ce soit une sensation de coton dans les oreilles, des acouphènes ou l'impression de moins bien entendre, et quand cela leur arrive 43 % d'entre eux ne font rien.

6 bonnes pratiques d'écoute à respecter

Afin de limiter les risques de souffrir d'une surdité prématurée, dès l'âge de 30 ans, il est recommandé de :


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Revue de presse novembre-décembre 2015

Personnes sourdes ou malentendantes : un handicap méconnu, une population vulnérable

source BEH - BULLETIN ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE décembre 2015logo de l'Institut de Veille Sanitaire

Améliorer la communication et l’accessibilité de la société pour améliorer leur santé.

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Revue de presse septembre-octobre 2015

Assistants d'écoute : Sonalto racheté par le groupe Urgo

15 octobre 2015 - Le groupe familial Urgo, annonce ce matin, avoir acquis début septembre Sonalto. L'entreprise, créée en 2010 par deux jeunes entrepreneurs, Maxence Petit et Louis Blohorn propose des aides auditives préréglées aux pharmaciens. Partant du constat que seulement 17%* de la population malentendante sont équipés en France, Sonalto a voulu rendre accessible aux presbyacousiques une solution auditive à moins de 300 €. Selon certaines sources, en 5 ans, plus de 30 000 "assistants d'écoute" auraient déjà été vendus.

Les fondateurs déclarent avoir souhaité "s'adosser à Urgo pour bénéficier à la fois de la force d'un groupe pour se développer et aussi profiter du dynamisme d'une entreprise familiale qui innove en permanence". De son côté, Pierre Moustial, directeur des opérations du groupe Urgo explique que "Urgo et Sonalto partagent un état d'esprit commun, celui de pionnier, l'audace entrepreneuriale et la volonté de bousculer les règles du jeu". D'autre part, le spécialiste de la santé et du traitement médical des plaies s'est fixé un objectif ambitieux : " contribuer à faire progresser le taux d'équipement des Français souffrant de pertes d'audition".

La surdité, un marché porteur qui va s'accélérer

En dépit des différentes procédures lancées par l'union nationale des syndicats d'audioprothésistes, un arrêté ministériel autorise depuis août 2014, les 23 000 officines à conseiller et commercialiser des "assistants d'écoute préréglés d'une puissance maximale de 20 décibels". Un premier appareillage auditif pour les personnes gênées par une perte naturelle et modérée de l’audition.

La surdité est un marché porteur qui va s'accélérer par l'afflux des papy-boomers en âge de se faire appareiller et grâce à l'information et la sensibilisation des français par les professionnels de santé.

* Enquête Opinionway, « La perte de l’audition, un enjeu de société largement sous-estimé. »

Source : www.acuite.fr


150930 rp1Tadeo Acceo récompensés aux Trophées Horizon 2015

Paris - 30 septembre 2015 - Les équipes Acceo et Tadeo lauréates de la catégorie TPE/PME lors de la 5ème édition des Trophées Horizon organisée par le Groupe Crédit Agricole.

Lancés en 2009, les Trophées Horizon récompensent cinq innovations durables de fournisseurs du Groupe, que ce soit sur le volet social, économique ou environnemental, dans quatre catégories différentes : économie sociale et solidaire, TPE-PME, entreprises de taille intermédiaire et grandes entreprises.

Cette édition 2015 a réuni le 29 septembre dernier au sein de la Fédération Nationale du Crédit Agricole à Paris, plus de quarante entreprises sélectionnées, attestant une fois de plus de l’engagement des fournisseurs du Groupe dans des démarches innovantes et responsables. Un jury, composé de collaborateurs du groupe Crédit Agricole, spécialistes des achats, du développement durable et de la diversité, a départagé les candidatures. Les critères d’évaluation reposaient notamment sur le caractère innovant de l’initiative qu’elle soit environnementale, sociale ou économique.

Tadeo Acceo avaient été sélectionnés dans la catégorie TPE-PME, la plus disputée, aux côtés de quinze autres entreprises.
«Pour concourir, il fallait faire partie de la catégorie TPE-PME, bien-sûr, le projet devait proposer une innovation sur le volet social, économique ou environnemental mais aussi démontrer une valeur ajoutée pour nos métiers, nos clients ou nos collaborateurs », explique Sylvie Robin-Romet, Directeur des Achats Groupe Crédit Agricole SA et membre du Jury.
Le Jury a ainsi récompensé Tadeo Acceo pour son projet « global » d'entreprise à la fois innovant sur le plan technologique mais aussi très impactant au niveau social, économique et environnemental.
« Le projet de Tadeo Acceo répondait à l'ensemble de nos critères. D'une part, il facilite la communication entre sourds et entendants et permet au conseiller bancaire de communiquer efficacement avec un client sourd ou malentendant. D’autre part, il impacte socialement les territoires, revitalise les zones rurales. Enfin, il prend en charge la formation des traducteurs et crée des emplois », précise Sylvie Robin-Romet.

Plus qu’une récompense, les Trophées Horizon permettent aux lauréats de valoriser leurs démarches durables en externe et de bénéficier d’une véritable promotion de leurs actions auprès des autres entités du groupe Crédit Agricole.

Source : Communiqué groupe Crédit Agricole


Marché des prothèses auditives : la scandaleuse rente des audioprothèsistes

Source UFC Que choisir 28 septembre 2015

Au lendemain de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale, et s’alarmant du sous équipement des 6 millions de Français malentendants, l’UFC – Que Choisir dénonce aujourd’hui la scandaleuse rente des audioprothésistes. Dans une étude exclusive, l’association pointe les trois causes de la dérive des prix, et pour y remédier, presse les pouvoirs publics de mettre en œuvre sans délai trois solutions concrètes.

Lire l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Audioprothèses : Un marché verrouillé au détriment des malentendants"

Le Bucodes SurdiFrance salue l’intéressante étude et estime qu’il est plus que temps que les pouvoirs publics prennent l’initiative de réunir toutes les parties prenantes à ce débat les représentants des usagers, du corps médical, des industriels, des audioprothésistes et des instances politiques pour engager un travail de concertation et apporter des réponses concrètes à cet enjeu de santé publique.

Lire le communiqué de presse du Bucodes SurdiFrance


Les malentendants restent les grands oubliés de la solidarité nationale

Paris, 22 septembre 2015 - Communiqué de presse CNA-UNSAF

« Le reste à charge en santé des Français diminue, pourtant, les malentendants restent encore les grands oubliés de la solidarité nationale » s’indignent le Collège national d’audioprothèse (CNA) et le Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf), dans un communiqué de presse diffusé mardi 22 septembre 2015.

Le Collège et l’Unsaf se réfèrent au rapport de la DREES, rendu public le 15 septembre lors de sa présentation à la Commission des comptes de la santé.
Il révèle que pour l’année 2014, la baisse du reste à charge (RAC) des ménages français s’est poursuivie, avec une nouvelle diminution de 0,2 point, ramenant la part des dépenses de santé supportée par les ménages à 8,5 % au lieu de 8,7 % l’année précédente. Les dépenses de santé prises en charge par la sécurité sociale ont augmenté pour atteindre 76,6 % des dépenses, celles à la charge des complémentaires ont reculé de 13,7 à 13,5 %. Dans un communiqué de presse, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a souligné que « la France est ainsi l’un des pays de l’OCDE où la part des dépenses de santé financée par les fonds publics est la plus importante et le reste à charge des ménages le plus faible ».

Dans les déficits auditifs, un reste à charge moyen exceptionnellement élevé : 65 % 

« Malheureusement, les malentendants adultes ne bénéficient toujours pas de la diminution de leur RAC, souligne le communiqué du Collège et l’Unsaf. Les difficultés d’accès à l’appareillage demeurent importantes, y compris pour les personnes aux revenus moyens et,a fortiori, modestes, mais ne bénéficiant pas de la CMU. Malgré des prix situés en France dans la moyenne basse européenne, 1 500 euros par oreille en moyenne, il est constaté un RAC moyen de 1 000 euros chez l’adulte, soit 65 %, conséquence de la faible prise en charge obligatoire (120 euros) et complémentaire (350 euros en moyenne)1. En conséquence, environ 2 millions de personnes sont équipées dans notre pays, alors que, selon l’IGAS, 2,5 à 3 millions devraient l’être », regrettent le Collège et l’Unsaf qui comparent les systèmes de prise en charge français et allemand.

En Allemagne, une prise en charge sept fois supérieure à la France

« Ce même 15 septembre, la Cour des comptes a remis son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, comparant modèles allemand et français. Elle note : « En Allemagne : des taux de prise en charge supérieurs, mais sur un périmètre plus étroit qu’en France et "un bouclier sanitaire" ». L'audioprothèse y a été revalorisée en novembre 2013, à hauteur de 840 euros par oreille pour l’adulte (120 euros en France. Ainsi, si le système français bénéficiait de ces 720 euros supplémentaires de prise en charge, le RAC moyen de 1 000 euros par oreille serait divisé par quatre, soit 16 %, se rapprochant du RAC en santé moyen des Français », argumentent les instances professionnelles.

Source : www.audition-infos.org

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Revue de presse avril 2015

Acouphènes : pourquoi c'est si compliqué

20 avril 2015 source Sciences et Avenir

Les zones cérébrales impliquées dans la genèse des acouphènes sont multiples et pas forcément liées aux seules aires auditives.

 C’est une première pour la recherche en matière d’acouphènes. Un travail international paru dans eLife et mené chez l’animal par des chercheurs chinois, américains et canadiens permet enfin de mieux appréhender la complexité de cette maladie qui se manifeste par des bruits gênants dans les oreilles. En France, 16 millions de personnes disent en souffrir. Pour certains, ces bruits dits fantômes se traduisent par un bourdonnement, pour d’autres par un sifflement. Mais dans tous les cas, la médecine peine souvent à les soulager totalement, leur prise en charge s’avérant très complexe car leurs mécanismes précis n’ont pas encore été totalement décryptés.

Cette collaboration internationale laisse apparaître que les zones cérébrales impliquées dans la genèse des acouphènes sont multiples, bien plus nombreuses qu’on ne l’imaginait, reliées entre elles par un réseau neuronal très sophistiqué et pas forcément liées aux seules aires auditives. Ce qui constitue une étape importante dans la compréhension de ces troubles. Les chercheurs ont dans un premier temps induit des acouphènes chez des rongeurs en utilisant des doses progressives d’aspirine, dont l’ototoxicité (toxique pour l’appareil auditif) est bien connue. Ils ont ensuite observé le fonctionnement de différentes zones cérébrales via une Irm et sont arrivés à la conclusion que celles ci étaient très nombreuses à être sollicitées. Parmi elles : l’amygdale, la formation réticulée, l'hippocampe et le cervelet, des zones plutôt spécialisées dans la gestion des émotions, l’éveil, la localisation des sons ou bien encore l’équilibre.

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Quand casser les oreilles prend tout son sens!

2 avril 2015

L’expression « tu me fais mal aux oreilles ! » pourrait bien ne pas être une hyperbole. Car des scientifiques viennent de découvrir que la cochlée, l’organe principal de l’oreille interne, serait sensible aux stimuli douloureux. En effet, ces chercheurs de l’université Northwestern à Chicago ont mis en évidence l’existence d’une voie de signalisation de la douleur, parallèle à la voie de signalisation des stimuli sonores.

L’ensemble du corps humain est tapissé de nocicepteurs, des récepteurs à la douleur reliés au cerveau par des neurones somatiques sensoriels, le long desquels voyagent les signaux nerveux. Mais l’organe de Corti n’en est pas doté, suggérant qu’il n’est pas sensible à la douleur. Les résultats des travaux des scientifiques américains indiquent cependant qu’il utilise pour cela une autre voie de signalisation.

Selon ces travaux, cette voie emprunte des neurones, dits de type 2, qui lient les cellules ciliées externes au noyau cochléaire, situé dans le tronc cérébral. Les chercheurs ont découvert qu’elle n’est activée que par des stimuli sonores d’intensité si importante qu’ils provoquent la mort des cellules ciliées.

Pour mettre ce phénomène en évidence, ils ont utilisé des souris transgéniques chez lesquelles la voie de signalisation des stimuli sonores – joignant les cellules ciliées internes au noyau cochléaire via des neurones de type 1 – est désactivée. Puis ils ont exposé ces souris pendant une heure à des sons d’intensités différentes : forte (80 dB SPL), mais pas néfaste pour les cellules ciliées, ou bien très forte (120 dB SPL), causant la mort des cellules ciliées. Dans le premier cas, les neurones de type 2 n’étaient pas activés, mais ils l’étaient dans le second, montrant que cette voie s’active en cas de dommage des cellules ciliées.

Les chercheurs font d’ailleurs l’hypothèse que cette voie de signalisation n’est pas activée par les sons de forte intensité eux-mêmes, mais plutôt par la mort des cellules ciliées qui en découle.

Source : Flores EN et al. A non-canonical pathway from cochlea to brain signals tissue-damaging noise. Current Biology 2015;25(5):606-612

 

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Revue de presse mars 2015

 Les super oreilles des mouches

source : Le HuffPost | Par Grégory Rozières

Et s'il valait mieux dire "la mouche à l'oreille" que la puce? Une équipe de chercheurs de l'université du Texas a développé un implant cochléaire basé sur les oreilles ultra-sensibles de la mouche.
Surtout, l'implant ne fait que 2mm et utilise un matériau transformant la pression en signal électrique, ce qui permet de faire fonctionner l'objet avec très peu d'énergie (et donc des batteries bien plus petites)

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Le 12 mars, la JNA agira pour l’audition des jeunes

La 18e édition de la Journée nationale de l’audition (JNA) qui se tiendra le 12 mars a pour thématique « jeunes aujourd’hui, seniors demain ».

Selon l’enquête Ipsos-JNA réalisée pour l’occasion auprès de 600 jeunes et de 300 parents et dont les résultats ont été dévoilés ce jeudi 5 mars lors d’une conférence de presse,la santé auditive n’est pas encore intégrée comme un facteur clé de santé par les Français. Notamment par les jeunes, dont les pratiques d’écoute de la musique (trop fort, trop longtemps), les exposent aux risques auditifs.

Les jeunes vivent dans et avec le bruit. Pire, l’absence de bruit est une source d’angoisse. Cette considération a un impact important sur la façon dont les jeunes appréhendent la santé auditive : 42 % d’entre eux ne préservent pas leur santé auditive et pour 28 % des jeunes, la préserver représente une contrainte supplémentaire dans leur vie. Résultat de cette inertie : un jeune sur deux est concerné par un trouble auditif, mais 59 % attendent que le trouble passe... En fait, les jeunes n’ont pas conscience de la menace.

La prévention permet de sensibiliser la population à sa santé auditive

lire la suite de l'article sur le site http://www.audition-infos.org

Pour plus d’informations : www.journee-audition.org

Plateforme d’appels JNA « Audio-Infos-Services » 0 810 200 219

Troubles auditifs : comment sensibiliser les jeunes ?

5 mars 2015 - http://www.sciencesetavenir.fr

Les 13-25 ans ont-ils conscience que les problèmes auditifs peuvent les concerner ? Sont-ils sensibles aux messages de prévention ? C'est ce qu'a voulu déterminer une enquête.

Campagne choc comme il en existe pour la sécurité routière, distribution systématique de bouchons à l'entrée des concerts ou des boîtes : une étude parue jeudi envisage plusieurs pistes pour sensibiliser les nouvelles générations, alors qu'un jeune sur deux est concerné par des troubles auditifs.

52 % ne se sentent pas menacés par la perte d'audition.

Douleurs

49% des 13-25 ans ont déjà ressenti une douleur dans l'oreille, un sifflement, un bourdonnement, une perte brusque d’audition à la suite d'une exposition sonore trop élevée, mais la majorité (59 %) n'a rien fait, préférant attendre "que ça passe", tel est le paradoxe soulevé par l'enquête Ipsos intitulée "Risques auditifs : les jeunes font encore la sourde oreille.

Des clés pour agir", réalisée pour la 18e édition de la Journée nationale de l’audition (JNA) qui aura lieu le 12 mars.

La preuve : 70% des jeunes interrogés placent les problèmes de vue devant les problèmes auditifs. Et plus d'un sur deux (52 %) déclare ne pas du tout se sentir menacé par la perte d'audition. Quant aux gestes de prévention, ils apparaissent comme une contrainte supplémentaire pour 28 % des jeunes interrogés.

L'enquête relève toutefois que les messages de prévention ont progressé par rapport à une enquête similaire réalisée en 2012: 62% des jeunes déclarent "avoir vu, lu ou entendu des messages de prévention pour protéger ses oreilles" contre 54 % trois ans plus tôt. La notion de "pause auditive", c'est-à-dire le temps de récupération nécessaire au système auditif, a notamment fait son chemin, relève l'étude; un quart des jeunes et un tiers des parents en ont... entendu parler.

73 % estiment que l'école doit aborder le sujet.

Solutions

Les participants ont par ailleurs été interrogés sur les solutions de sensibilisation envisagées: les jeunes approuvent l'idée d'un suivi régulier des capacités auditives (79 %), d'une application sur smartphone qui alerterait en cas de dépassement du niveau acceptable (73 %), ou encore d'une campagne de communication choc (67 %).
D'autres solutions sont également évoquées, telle la distribution systématique de bouchons d'oreille (37 %), mais convainquent moins : 44 % considèrent en effet que "ça fait ringard" et 38 % que "ça n'est pas esthétique". Enfin, la plupart des personnes interrogées (jeunes et parents) estiment que l'école doit aborder le sujet, notamment pendant les cours de sciences de la vie et de la terre (73 %), ou lors des visites médicales scolaires ou universitaires (68 %).

Enquête

Réalisée du 11 au 18 février 2015, l'enquête JNA – Ipsos a sondé un panel de 600 jeunes âgés de 13 à 25 ans et 300 parents d'enfants âgés de 13 à 18 ans.

Lire aussi : Troubles auditifs : plus d'un milliard de jeunes menacés

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Revue de presse février 2015

Des enfants implantés au niveau du tronc cérébral pour la première fois aux États-Unis

23 février 2015 - http://www.sciencesetavenir.fr

C’est la première fois que des enfants bénéficient d’un implant du tronc cérébral aux États-Unis. Lors d’une présentation réalisée lors du congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), l’audiologiste et chercheur Laurie Eisenberg, de l’université de Caroline du Sud a ainsi présenté les résultats d’essais cliniques menés par son équipe. Ces essais, lancés en mars 2014 avec le soutien de la NIH, ont vu l’implantation de quatre enfants jusqu’à présent.

Aux États-Unis, seuls les malentendants âgés de plus de 12 ans pouvaient bénéficier d’un implant du tronc cérébral jusqu’en janvier 2013, date à laquelle la FDA a autorisé le lancement d’essai cliniques chez les enfants. Ces premiers résultats représentent donc une première pour le pays.

En Europe, en revanche, les enfants bénéficient d’ITC depuis déjà 10 ans. En Italie, l’équipe du professeur Vittorio Colletti a déjà implanté plusieurs enfants souffrant d’aplasie du nerf cochléaire, tandis qu’en France, en 2014, et alors que la HAS ne se prononce pas sur un éventuel âge minimum pour l’implantation, une équipe de chirurgiens de Necker et de la Pitié-Salpêtrière a posé un implant du tronc cérébral chez trois enfants, dont deux souffraient de neurofibromatoses de type 2 (NF2) et un d’une malformation labyrinthique bilatérale et d’une agénésie des deux nerfs cochléaires.

Des chercheurs mettent au point un implant pour entendre avec la langue

5 février 2015 - http://www.audition-infos.org

Entendre avec la langue serait possible, selon une équipe de chercheurs américains issus de l’université du Colorado. L’équipe de John Williams est, en effet, en train de mettre au point un appareil, composé d’un microphone et d’une oreillette Bluetooth, qui traduit les sons ambiants en stimuli sur la langue. Lesquels sont ensuite interprétés par le cerveau de la personne souffrant de déficience auditive qui pourra ainsi suivre une conversation. La technique nécessite pour le patient malentendant plusieurs semaines d’entraînement pour que son cerveau puisse reconnaitre les signaux électriques transmis par l’appareil et comprenne les mots prononcés.

Encore au stade de prototype, le prix de l’appareil ne devrait pas dépasser 2 000 dollars. Un coût bien en deçà des implants cochléaires, par exemple qui nécessitent une intervention chirurgicale, mais qui en France sont bien pris en charge. Parmi les pistes d’amélioration, les chercheurs tentent actuellement de diminuer la taille de l’appareil pour le rendre microscopique et confortable pour l’utilisateur.

Sensorion développe un traitement contre les vertiges liés aux acouphènes

 5 février 2015 - http://www.audition-infos.org

La société de biotechnologie spécialisée dans les maladies de l’oreille interne, Sensorion, cherche à lever des fonds auprès de ses actionnaires, Innobio et Inserm Transfert Initiative, pour mettre au point un traitement des crises de vertiges liées aux acouphènes.

Une somme de quatre millions d’euros serait nécessaire, selon la structure, pour mener à bien la phase 1 d’essai clinique chez l’homme et mettre au point un nouveau médicament nommé, pour l’heure, Sens-111. Les financements collectés permettraient également de tester un autre traitement innovant ciblant les lésions évolutives de l’oreille interne.
Sensorion a développé son expertise scientifique dans le domaine de la cellule ciliée de l’oreille interne. La structure, présidée par le médecin Laurent Nguyen, a été créée en 2009. Elle emploie 15 personnes.

 

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Revue de presse novembre 2014

Des prothèses auditives trop mal remboursées !

141120-rp120.11.2014 - www.60millions-mag.com

L'Assurance maladie ne rembourse pas assez certains dispositifs médicaux, comme les prothèses auditives. L'Observatoire citoyen des restes à charge en santé publie des chiffres exclusifs qui montrent l'ampleur de la dépense pour le patient. Sera-t-il entendu ?

S'équiper de prothèses auditives coûte (très) cher, surtout pour les plus de 20 ans. En effet, pour cette catégorie de patients, l'Assurance maladie ne prend en charge que 9 % des frais réels réglés pour s'appareiller. C'est ce qui ressort de l'étude sur le remboursement des dispositifs médicaux* menée par l'Observatoire citoyen des restes à charge en santé, créé par le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), la société Santéclair et 60 Millions de consommateurs.

Sur 1 500 €, la Sécurité sociale rembourse 120 €

Concrètement, pour un appareil dont le prix moyen s'élève à 1 500 €, la Sécurité sociale rembourse 120 € (contre 840 € pour les moins de 20 ans) et le patient conserve à sa charge près de 1 400 € (ou 900 € après intervention éventuelle de sa complémentaire santé). Des montants à multiplier par deux car, dans la majorité des cas, il convient d'appareiller les deux oreilles. On constate une déconnexion totale entre les prix de vente pratiqués par les professionnels et les montants servant de base au remboursement par l'Assurance maladie.

4 205 devis passés au crible

L'Observatoire met également au jour des pratiques pour le moins choquantes. Lorsqu'il s'agit de dispositifs médicaux ne disposant pas de prix limite de vente (comme c'est le cas pour les prothèses auditives), le même produit peut être vendu jusqu'à quatre fois plus cher d'un magasin à l'autre. Pour rendre compte de cette grande hétérogénéité des tarifs, notre Observatoire a constitué une base de 4 205 devis, soit 7 447 appareils auditifs. Cette base ne prétend pas refléter l'ensemble des appareils vendus sur le territoire. Néanmoins, elle couvre tous les départements et près de 2 000 magasins.

Des appareils 10 à 50 % plus chers pour les jeunes

Pour les six références les plus représentées (Pure Micon 5 et 7 de la marque Siemens/Audeo Q50, Q70 et Bolero Q50 M/P de la marque Phonak), on constate que les tarifs annoncés peuvent varier du simple au double, et parfois même davantage d'un devis à l'autre. Enfin, on s'aperçoit que le même modèle d'audioprothèse coûte 10 à 50 % plus cher lorsqu'il est vendu à un assuré de moins de 20 ans, mieux remboursé, que lorsqu'il équipe un adulte de plus de 20 ans, mal remboursé !

Seules 36 % des personnes malentendantes sont équipées

Le désengagement de l'Assurance maladie conduit incontestablement un certain nombre de personnes à renoncer à l'acquisition d'un appareil auditif. 36 % seulement des personnes qui disent avoir besoin d'être équipées en prothèses auditives sont effectivement appareillées, selon l'enquête Handicap Santé à laquelle le Bucodes SurdiFrance (l'Union des associations de personnes malentendantes et devenues sourdes) a contribué. Face à cette situation, les membres de l'Observatoire appellent à une remise à plat complète des conditions de prise en charge des produits et prestations remboursables.

Victoire N'Sondé

* Les chiffres de cet Observatoire proviennent de l'analyse des données anonymisées issues du Système national d'information inter-régimes de l'Assurance maladie (Sniiram), auquel le Ciss a accès en tant que membre de l'Institut des données de santé (IDS).

Lire sur le site de www.60millions-mag.com  / Article format pdf

Lire le rapport sur le reste à charge en audioprothèse

Lire quelques réactions à ce propos par ailleurs


Transcence, le lien social pour les sourds et malentendants

141114-rp114.11.2014 - www.lesechos.fr

Chaque semaine, les innovations de la Silicon Valley sont décryptées par Nathalie Doré, CEO de l'antenne nord-américaine de l'Atelier BNP Paribas, basée à San Francisco, aidée de Eliane Hong et Arthur de Villemandy.
L'application : Transcence, le lien social pour sourds et malentendants

C'est sur la plate-forme de crowdfunding Indiegogo que Transcence a décidé de réaliser son appel à financement pour développer son appli mobile. Bien lui en a pris : Transcence avait comme objectif de récupérer 25.000 dollars, mais la start-up californienne, qui a vu le jour à Berkeley cet été, vient de clôturer sa campagne à plus de 40.000 dollars. Il faut dire que le projet remplit une belle promesse : permettre aux sourds et malentendants de participer à des conversations de groupe avec l'aide de l'appli mobile.

En effet, grâce à la reconnaissance vocale, l'appli traduit toutes les conversations. A l'inverse, pour les sourds et malentendants qui ont des problèmes de diction, elle permet de faire du text-to-speech : les sourds et malentendants peuvent non seulement comprendre le groupe mais aussi s'exprimer.

En savoir plus : lire l'article sur le site de www.lesechos.fr

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Déclin cognitive et pertes d'audition : les liens se confirment

141111-rp111.11.2014 - www.edp-audio.fr

Les liens entre déclin cognitif et perte auditive sont peu à peu dévoilés. Jean-François Dartigues, qui dirige l'unité de recherche Inserm « Épidémiologie et neuropsychologie du vieillissement cérébral » à Bordeaux, s'intéresse de près à ces thématiques. Prochainement, les résultats d'une étude prospective de grande envergure seront publiés, apportant davantage de preuves sur ces liens étroits.

Lire l'interview du Dr Jean-François Dartigue sur le site de www.edp-audio.fr

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Siemens cède son activité audiologie

141107-rp107.11.2014 - www.edp-audio.fr

Les rumeurs de cession allaient bon train depuis quelques années. C'est maintenant chose faite. Dans un communiqué de presse en date du 6 novembre 2014, la marque allemande Siemens fait savoir qu'elle cède son activité Siemens Audiologie au fonds d'investissement EQT, et à la famille d'entrepreneurs allemands Strüngmann, en tant que co-investisseur, pour un montant de 2,15 milliards d'euros, avec clause d'indexation sur les bénéfices futurs.

Le communiqué de presse précise qu'« En raison de l'offre très attractive formulée par les deux investisseurs, Siemens a décidé de ne pas poursuivre son projet d'introduction en bourse annoncé en mai dernier. « Ces dernières années, Siemens Healthcare a massivement investi dans sa division Audiologie. EQT, avec la famille Wallenberg, en tant qu'investisseur de référence, et la famille Strüngmann jouissent tous deux d'une excellente réputation et d'une solide expérience dans le secteur de la santé. Cette transaction n'est pas seulement excellente sur le plan financier, mais nous sommes également convaincus que ces deux investisseurs disposent d'une stratégie de croissance claire qui permettra de développer l'activité audiologie sur le long terme », a déclaré Hermann Requardt, P.-d.g. de Siemens Healthcare et membre du Conseil d'Administration de Siemens AG.

Lire la suite de l'article surwww.edp-audio.fr
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Dépistage néonatal de la surdité : parution du cahier des charges

03.11.2014 - www.legifrance.gouv.fr/

Un arrêté du 3 novembre 2014 fixe le cahier des charges du dépistage de la surdité permanente néonatale. Ces clarifications étaient attendues depuis l'arrêté d'avril 2012 qui en prévoit la généralisation.

Attendu depuis l'arrêté d'avril 2012 prévoyant la généralisation du dépistage néonatal de la surdité, le cahier des charges encadrant les modalités de ce dépistage est paru le 3 novembre 2014.

Des clarifications sont ainsi apportées à différents niveaux :

  • financement de l'action,
  • techniques utilisées : otoémissions acoustiques (OEA) ou potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAA)
  • formation des personnels concernés
  • recueil du consentement des parents
  • accompagnement et information des parents : les coordonnées du CNIS Surdi Info seront systématiquement proposées
  • lien avec le médecin traitant de l'enfant

 Lire l'arrêté sur le site de www.legifrance.gouv.fr

Tout savoir sur le dépistage néonatal de la surdité

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Revue de presse octobre 2014

Un nouvel appareil d'aide au diagnostic de la fatigue auditive

141010-rp110.10.2014 - www.rtl.fr

Quand on teste votre audition, en général, on vous fait écouter des bruits, et vous dites si vous entendez ou pas. Or, un jeune enfant en est incapable. Pourtant, un bébé sur 1.000 a un trouble de l'audition. Le nouvel appareil mis au point fait les mesures tout seul, sans rien demander.

Quand une oreille reçoit un bruit, donc une vibration, des cellules entrent en vibration dans l'oreille interne. Ce casque, qui a la forme d'un écouteur banal de lecteur MP3, mesure ce qui se passe dans votre oreille. Relié à une petite tablette, il indique si vous entendez moins bien. Il a été mis au point par l'INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité.

Cet outil permet de tester l'audition des salariés : le matin, au début du travail, et le soir, pour savoir si les oreilles sont fatiguées. Il permet d'alerter sur un début de surdité. Cette technologie, encore chère, va pouvoir être développée aussi auprès des enfants, chez les pédiatres.

40% des malentendants ont moins de 55 ans

Dans les entreprises, il faut savoir qu'il y a 1.000 cas de surdité par an en France liés au travail. Les métiers les plus bruyants sont dans l'industrie, la métallurgie et dans les garages. L'un des pires bruit qui existe, c'est quand un garagiste dégonfle un pneu pour le changer. Le sifflement est proche du seuil de la douleur. Répété chaque jour, il peut rendre sourd. L'INRS a donc mis au point un autre appareil qui s'applique sur le pneu, et qui atténue le bruit de 30 décibels.

La prévention en matière d'audition permet d'améliorer considérablement la vie. Ce n'est pas seulement un problème de personnes âgées. Sur les 6 millions de Français qui sont malentendants, 40% ont moins de 55 ans.

Source : www.rtl.fr
Télécharger l'émission sous format mp3 (très courte !)


Un spécialiste du handicap pour seconder le Défenseur des droits

141001-rp301.10.2014 - www.faire-face.fr

Patrick Gohet est le nouvel adjoint de Jacques Toubon. Il s'occupera de la lutte contre les discriminations.

C'est le nouveau « Monsieur discriminations ». Patrick Gohet vient d'être été nommé adjoint au Défenseur des droits, Jacques Toubon. Il assurera la vice-présidence du collège chargé de la lutte contre les discriminations et pour la promotion des droits.
Cet ex-inspecteur des affaires sociales, âgé de 61 ans, connaît particulièrement bien le « monde du handicap » pour y avoir effectué la plus grande partie de sa carrière. D'abord à l'Unapei qu'il a dirigée puis comme délégué interministériel aux personnes handicapées et, plus récemment, en tant que président du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).

Discriminations, conditions de détention, accessibilité...

Jacques Toubon a récemment pris la succession de Dominique Baudis, décédé en avril 2014. Depuis sa création, en 2011, le Défenseur des droits traite, entre autres, les dossiers des personnes en situation de handicap s'estimant victimes de discriminations.

Lire l'article complet sur le site de Faire-face


Quid de la mise en accessibilité des cabinets libéraux

141001-rp201.01.2014 - www.infirmiers.com

L'ordonnance sur la mise en accessibilité des établissements recevant du public (ERP), permettant notamment de leur accorder de nouveaux délais, a été adoptée le 25 septembre 2014 en conseil des ministres.

L'ordonnance a été publiée le 27 septembre 2014 au Journal officiel et la publication des décrets d'application est attendue "courant octobre", indique un dossier de presse diffusé le 25 septembre 2014 par le secrétariat d'Etat aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion. La loi habilitant le gouvernement à prendre cette ordonnance a été publiée au Journal officiel le 11 juillet.

Le texte vise à garantir l'application de l'obligation d'accessibilité inscrite dans la loi du 11 février 2005, "en lui redonnant des perspectives crédibles, face au constat que l'échéance du 1er janvier 2015 ne pourrait être tenue du fait du retard accumulé depuis 2005", explique le compte rendu du conseil des ministres du 25 septembre.

Lire l'article complet sur www.infirmiers.com
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Agenda d'accessibilité programmée

141001-rp101.10.2014 - www.lemoniteur.fr

L'ordonnance n°2014-1090 du 26 septembre publiée au JO du 27 septembre lance officiellement le délai durant lequel les établissements recevant du public qui ne sont pas aux normes fixées par la loi de 2005 sur l'accessibilité devront déposer en mairie un agenda d'accessiblité programmée détaillant les travaux qu'ils s'engagent à réaliser et leur montant.

Enfin. 48 heures après sa présentation en Conseil des ministres le 25 septembre (notre article), un an après le comité interministériel qui entérinait l'abandon de l'objectif du 1er janvier 2015 pour la mise en accessibilité de l'ensemble des établissements recevant du public (notre article) et deux ans après la commande d'un rapport sur le sujet à la sénatrice Claire-Lise Campion qui avait conduit à ce constat (nos articles ici et là) l'ordonnance n° 2014-1090 du 26 septembre 2014 « relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d'habitation et de la voirie pour les personnes handicapées », qui crée les fameux « agendas d'accessibilité programmée » ou Ad'AP, est parue au Journal Officiel du 27 septembre. Elle s'accompagne d'un rapport au président de la République expliquant les grands traits du texte.

C'est donc très officiellement qu'« à compter de la fin du douzième mois suivant la publication de l'ordonnance n°2014-1090 du 26 septembre 2014, le propriétaire ou l'exploitant responsable de la mise en accessibilité d'un établissement recevant du public qui n'a pas rempli les obligations prévues à l'article L. 111-7-3 est puni des peines prévues au premier alinéa. » Avant le 1er octobre 2015, les exploitants d'ERP devront donc obligatoirement déposer en mairie un agenda d'accessibilité programmée détaillant les travaux qu'ils s'engagent à réaliser et leur montant. Ensuite, les ERP auront, sauf dérogations (voir focus), 3 ans pour se mettre aux normes.

Lire l'article complet sur www.moniteur.fr
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Revue de presse septembre 2014

Audition Tour, l'étape

140918-rp118.09.2014 - www.sudouest.fr

Vendredi dernier, la salle du conseil accueillait une réunion peu ordinaire, à laquelle étaient conviés les professionnels de santé et la municipalité. Premier contact avant les prochaines conférences de presse qui lèveront le voile sur l'événement Audition Tour 2014. Cette manifestation concernera, entre autres, tout le village d'Espelette, qui sera pilote, en octobre prochain.

C'est une belle initiative qui a été imaginée par l'association Agir pour l'audition, fondée par le professeur Bruno Frachet, en collaboration avec l'orthophoniste Geneviève Monguillot. « L'association Agir pour l'audition est strictement indépendante des industriels et distributeurs de prothèses. Elle est financée par la fondation Bettencourt Schueller et a pour objectifs de sensibiliser les populations à l'audition, d'où cette initiative qui se déroulera du 15 au 19 octobre sur Espelette, où l'on prévoit de tester toute la population », note le Dr Pierre Anhoury, directeur général de l'association et résidant à Espelette.

Agir pour l'audition mettra à la disposition des populations un camion modulable qui, une fois ouvert, offrira 100 m2 dédiés au dépistage des troubles de l'audition. La mairie, consciente de cette chance qui est offerte aux administrés, soutiendra l'opération en diffusant prochainement un formulaire en vue d'informer de cette campagne et un questionnaire personnel afin que chacun puisse estimer son audition. « Nous ne ferons pas d'acte médical au sein du camion. Les tests que nous proposerons sont prouvés scientifiquement et permettront de mettre en lumière s'il y a présence de troubles. Le but est de sensibiliser à la presbyacousie, mais il s'agit aussi de cibler la protection du capital auditif des jeunes qui n'ont pas la notion d'irréversibilité des troubles », précise Geneviève Monguillot.

L'importance du dépistage

Pour le professeur Dartigues, neurologue à Bordeaux, « le vieillissement est quelque chose de multifactoriel. Dans notre étude menée pendant vingt-cinq ans dans 75 communes françaises, nous avons pu constater que les personnes qui ont des troubles cognitifs déclinent plus vite, ceci pouvant entraîner un isolement des personnes. Par contre, celles qui ont été appareillées, avec le dépistage le plus précoce possible, conservent les mêmes capacités. »

Lire l'article sur www.surdouest.fr


Dépister le CMV dès la naissance ?

140917-rp117.09.201 - www.edp-biologie.fr

Une étude britannique a testé la faisabilité du dépistage néonatal des infections congénitales à cytomégalovirus en cas de dépistage auditif anormal. Elle suggère que l'examen est simple à mettre en place et efficace.

Explications

Les infections congénitales à cytomégalovirus (CMV) sont la première cause non génétique de surdité néonatale. En France, leur prévalence serait de 8 % dans les surdités bilatérales de l'enfant de moins de trois ans, cette proportion atteignant même 15,4 % en cas de surdité bilatérale profonde. On sait également que l'infection est 9 fois sur 10 asymptomatique à la naissance, alors que la proportion d'enfants qui développeront plus tard une atteinte auditive est évaluée, selon les études, de 6 à 23 %. Dans ce contexte, une équipe de pédiatres britanniques a évalué la faisabilité et l'acceptabilité d'un dépistage systématique de l'infection à CMV chez tous les enfants adressés pour contrôle après un dépistage auditif néonatal anormal.

Un examen simple, efficace...

L'étude a été menée dans des centres anglais de Londres et du Nord-Est du pays. Tous les enfants ayant eu des réponses anormales au dépistage systématique ont été inclus. Le protocole prévoyait que des prélèvements salivaires et urinaires pour recherche du CMV par PCR soient réalisés avant trois semaines de vie, avec un examen clinique dans le premier mois en cas de positivité. Supposant que ces investigations pouvaient être source d'inquiétude pour les parents, les chercheurs ont systématiquement évalué le score d'anxiété maternelle lors du recrutement et à trois mois. Ils se sont pour cela basés sur les réponses des mères au questionnaire d'anxiété de Spielberger simplifié.

Des examens biologiques contributifs ont été obtenus chez 98 % des enfants recrutés (404 sur 411). Six cas d'infection congénitale à CMV ont ainsi été identifiés, tous par PCR sur échantillon salivaire. Dans cette étude, la prévalence de l'infection à CMV chez les enfants ayant un dépistage auditif néonatal anormal était donc de 1,5 % (IC95 % : 0,6-3,2 %).

En termes de faisabilité du dépistage, ce travail montre la difficulté d'obtenir des échantillons urinaires dans un contexte de dépistage systématique : il n'avaient été recueillis que dans 50 % des cas, contre 99 % pour les écouvillons salivaires. En revanche, les prélèvements salivaires semblent être une méthode simple et efficace puisque dans tous les cas de dépistage positif, le résultat a été disponible dans le délai prévu par le protocole.

... et peu anxiogène pour les mères

L'acceptabilité de ce dépistage par les mères a été jugée bonne, la méthode n'augmentant pas le score d'anxiété. Au final, 89 % des mères interrogées se sont dites heureuses que leur enfant ait été dépisté pour le CMV et elles sont 97 % à juger qu'une généralisation à l'ensemble des enfants identifiés par le dépistage néonatal de la surdité serait une « une bonne idée ».

L'avis des investigateurs de l'étude va dans le même sens, puisqu'ils concluent qu'il est faisable et acceptable d'inclure le dépistage salivaire de l'infection congénitale à CMV dans les protocoles de dépistage néonatal systématique de la surdité.

Mais quelle devra être la prise en charge des enfants ainsi identifiés ? L'administration précoce d'antiviraux, type ganciclovir ou valganciclovir, serait envisageable, bien que le rapport bénéfice/risque de ces molécules dans un tel contexte ne soit pas clairement établi. Des équipes, notamment en France à l'hôpital Necker- Enfants malades, travaillent sur le sujet. Une affaire à suivre donc, du moins tant que les difficultés de la mise au point d'un vaccin anti-CMV efficace n'ont pas été surmontées.

Source : www.edp-biologie.fr


Alain Afflelou se positionne en faveur des assistants d'écoute

140911-rp111.09.2014 - www.edp-audio.fr

Le 10 septembre 2014, lors d'une conférence de presse, Alain Afflelou a annoncé l'ouverture du 100e centre Alain Afflelou Acousticien, à Figeac. À cette occasion, il a dévoilé le lancement d'une campagne publicitaire qui sera diffusée à la télévision à partir du 21 septembre. L'homme d'affaires en a aussi profité pour donner son avis sur les sujets brûlants du monde de l'audioprothèse, comme le nombre de diplômés – qu'il considère insuffisant pour répondre à la demande - ou le récent arrêté autorisant la vente d'assistant d'écoute dans les pharmacies.

Sur ce dernier sujet, il s'est positionné en faveur de cette légalisation. Selon lui, empêcher les ventes d'assistants d'écoute, c'est « aller contre le vent », martèle-t-il. « Je pense que cela va jouer un rôle très important pour la presbyacousie en France. » Il avoue d'ailleurs être en réflexion quant à la possibilité de vendre ces appareils dans ses centres. Il compare les assistants d'écoute avec les lunettes loupe – qui subissaient les mêmes critiques – et qu'il a démocratisées dans les années 1990, avec ses Forty. « À l'époque, les pharmaciens vendaient des lunettes de lecture alors que l'activité des opticiens diminuait. On a donc décidé de commercialiser ces lunettes dans nos boutiques et c'est ainsi que j'ai créé la Forty. On en a vendu des millions ! Concernant les assistants d'écoute, les chiffres montrent que nous n'équipons pas les personnes souffrant de perte d'audition légère.Autant que ces personnes viennent dans nos centres se faire conseiller par un audioprothésiste plutôt qu'ils aillent en pharmacie où ils seront à peine conseillés. »

En outre, la position d'Alain Afflelou est stratégique : « Les assistants d'écoute vont mettre la puce à l'oreille pour les personnes qui vont en faire l'acquisition et ainsi se rendre compte qu'elles sont malentendantes. Elles vont découvrir que c'est mieux de bien entendre. » Pour Alain Afflelou, c'est une façon de mettre la main sur cette clientèle le plus tôt possible. « Je parie que dans 2 à 3 ans, ces appareils seront en vente partout ! »

Affelou veut plus d'audioprothésistes

Alain Afflelou est également revenu sur le manque d'audioprothésistes ressenti par un pan de la profession : « On a du mal à trouver des audioprothésistes », assène-t-il. Mais selon lui, « si les projets de l'ancien ministre Arnaud Montebourg aboutissent, les verrous vont sauter » et davantage d'audioprothésistes diplômés sortiront chaque année des écoles.

Deux spots publicitaires

La conférence de presse a aussi été l'occasion pour la marque de réaffirmer sa position au sein du monde de l'audioprothèse. Dans ce sens, deux spots publicitaires ont été préparés et leur diffusion à la télévision est prévue dès le 21 septembre. Le premier spot a pour objectif de sensibiliser le public sur le problème de la presbyacousie. Le second est axé sur le commercial.

Enfin, pour fêter l'ouverture du 100e centre Alain Afflelou Acousticien, l'homme d'affaires organise une convention à Paris, avec tous ses audioprothésistes, qui sera suivie de festivités.

Lire l'article sur www.edp-audio.fr


Pour bien entendre, mangez du poisson

140911-rp211.09.2014 - www.topsante.com

Vous pouvez ajouter la perte d'audition à la longue liste des troubles que l'on peut prévenir en mangeant du poisson. Les omega-3 du poisson limitent les risques de presbyacousie..

On savait déjà que manger du poisson permet de prévenir la maladie d'Alzheimer et que le poisson est préférable à la viande si l'on veut éviter certaines formes de cancers. Voilà qu'une nouvelle étude publiée dans l'American Journal of clinical nutrition nous incite à nouveau à mettre du poisson à nos menus si l'on veut continuer à bien entendre.

Selon cette étude, dirigée par le Dr Sharon Curhan, de l'Ecole de médecine de Harvard, il y aurait un lien entre la consommation de deux ou plusieurs portions de poisson par semaine et une diminution du risque de perte d'audition.

Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de plus de 65 000 femmes inscrites dans l'étude Nurse's Health Study.

Pendant vingt ans, ces femmes ont répondu à diverses questions portant notamment sur leur audition et sur leur régime alimentaire. Les femmes quoi déclaraient manger du poisson comme le saumon, le thon en conserve, ou du flétan, au moins deux fois par semaine étaient parmi celles qui souffraient le moins de presbyacousie, une perte d'audition liée à l'âge.

Selon le Dr Sharon Curhan , c'est sans doute parce que la consommation d'aliments à longue chaîne Omega-3 comme les poissons gras, pourrait contribuer à une meilleure circulation sanguine dans l'oreille. "La circulation du sang dans l'oreille interne doit être très bien réglée pour répondre à ses besoins énergétiques importants " explique le médecin dans le magazine Time. Toutefois, l'étude ne portant que sur les femmes, on ne sait pas encore si cet avantage sur l'audition est le même chez les hommes.

Il est déjà bien établi qu'une alimentation riche en omega-3 est particulièrement bénéfique pour le cœur. Le maintien d'une bonne circulation sanguine semble être la clé qui permet de conserver un cœur et une ouïe en bonne santé.

Lire la suite de l'article sur le site de www.topsante.com


La Drees rend publique une étude quantitative sur le handicap auditif

140909-rp109.09.2014 - Source : www.audition-infos.org

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) vient de rendre publique sur son site Internet une étude réalisée à partir de l'enquête « Handicap-Santé » et intitulée : « Étude quantitative sur le handicap auditif ».

Cette étude, réalisée par Laurence Haeusler, Thibaud De Laval et Charlotte Millot, présente les résultats détaillés sur la participation à la vie en société des personnes ayant des problèmes auditifs (vie familiale, vie professionnelle, loisirs, etc.), leurs difficultés dans la vie quotidienne et les aides dont ils bénéficient (aides humaines, techniques et financières).

En 2008, 10 millions de personnes rencontraient des problèmes d'audition, rapporte cette étude.

La moitié avaient des difficultés d'écoute qualifiées de « moyennes à totales », limitant leur capacité à suivre une conversation. Une partie d'entre elles cumulaient de surcroît ces problèmes d'audition à d'autres limitations (motrices, intellectuelles, psychiques, cognitives ou visuelles).

10,7% DES PERSONNES AYANT DES LFA LEGERES SONT EQUIPEES

L'étude s'intéresse, entre autres, au taux d'équipement des malentendants. On y découvre notamment que en 2008, « 20 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales seraient équipées d'un appareil, soient entre 1 000 000 et 1 200 000 personnes, toujours en 2008. Le fait que les personnes n'ayant qu'une limitation fonctionnelle auditive légère ne soient jamais équipées est une conséquence du mode de construction de l'échelle de gravité, dans laquelle le fait de porter un appareil auditif entraînait presque toujours un niveau de LFA moyen au minimum. Si l'on prenait en considération les personnes ayant des LFA légères, le taux d'équipement serait de 10,7 %. Par ailleurs, 2 030 000 personnes ne portent pas d'appareil, mais en auraient besoin, soit 37 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales. »

Cette étude nous montre que « 90 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales déclarent au moins une déficience autre qu'auditive (contre 63 % dans l'ensemble de la population). Une partie de ces déficiences est liée à l'âge de cette population. Si l'on standardise le taux global de déficiences associées par âge et sexe, il se rapproche sensiblement de la moyenne, passant de 90 % à 77 %. Les déficiences motrices concernent la moitié des personnes souffrant de LFA moyennes à totales. Ces déficiences sont principalement constituées par deux problèmes courants, dont la gravité peut être très variable, les gênes articulaires et la limitation de force musculaire. »

Les auteurs précisent que « si l'on exclut les déficiences visuelles de type "difficulté pour voir de près ou de loin, mais ni aveugle ni malvoyant",qui concernent plus d'une personne sur deux, 68 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales déclarent une déficience non auditive, soit deux fois plus que l'ensemble de la population (37 %).

Lire l'article complet sur le site de www.audition-infos.org

 Référence de l'étude : Laurence Haeusler, Thibaud De Laval, Charlotte Millot, 2014, « Étude quantitative sur le handicap auditif à partir de l'enquête "Handicap-Santé" », Document de travail, Série Études et recherche, n°131, Drees, Août 2014.


A 7 semaines, un bébé est ravi d'entendre pour la première fois

04.09.2014 - www.lexpress.fr

Une vidéo mise en ligne dimanche montre un petit garçon australien entendre pour la première fois la voix de ses parents. Emouvant.

La science peut faire des merveilles pour les sourds et malentendants. Cette fois, c'est le petit Lachlan, un garçon australien de 7 semaines, qui en a profité. Dans une vidéo filmée en juillet 2012 et mise en ligne dimanche sur YouTube, l'enfant découvre les sons et les voix grâce à un appareil auditif.

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Un bébé de 7 semaines est ravi d'entendre pour la première fois

Les parents expliquent avoir "pleuré de bonheur", rapporte FranceTVInfo, alors que le petit, lui, est tout sourire. Aujourd'hui, Lachlan est un "moulin à paroles" d'après sa mère et aime écouter de la musique.

 Voir d'autres vidéos d'enfants et adultes implantés cochléaires sur le site de www.lexpress.fr


Les Maisons de l'autonomie vont-elles manger les MDPH ?

09.09.2014 - www.informations-handicap.fr

Mardi 9 septembre 2014. Les députés planchent sur le projet de loi « Adaptation de la société au vieillissement ». Vieillissement, perte d'autonomie, handicap... Il n'y a qu'un pas que certains ont peur de voir franchir. C'est notamment le cas de l'APF (Association des paralysés de France) qui, en marge de ce débat, s'exprime sur les craintes de voir évoluer les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) en Maison de l'autonomie (MDA) avec des charges amplifiées malgré des moyens constants. Avant que l'hémycyle ne rende son verdict, l'association tient à rappeler que ce texte, qui concerne les personnes âgées, impacte directement les personnes en situation de handicap et leur famille. Et de redire qu'une « amélioration du fonctionnement et des moyens actuels des MDPH est indispensable » avant d'entreprendre une telle métamorphose.

Comment survivre sans moyens supplémentaires ?

Depuis la loi handicap de 2005, les attentes des personnes en situation de handicap et de leur famille sont considérables vis-à-vis des dispositifs d'accès aux droits que sont les (MDPH). Cependant, l'APF déplore « que ce projet de loi ne prévoie aucun moyen supplémentaire et qu'au contraire, il ouvre les groupements d'intérêts publics (GIP) MDPH aux personnes âgées ! ». Et de se demander « Comment les MDPH, déjà en grande difficulté, pourront-elles absorber de nouvelles missions sans moyen supplémentaire ? ».

MDPH : des constats alarmants

Comme le rapport de Denis Piveteau, conseiller d'État, vient de le rappeler, les MDPH sont le pivot fondamental dans le parcours de vie des personnes en situation de handicap et de leur famille. Or, les constats sont aujourd'hui alarmants. Le nombre de demandeurs en 2013 et 2014 explose. Les délais d'instruction des demandes sont très longs (jusqu'à 18 mois d'attente). Les plans de réponses sont inadaptés et ne correspondent pas aux besoins des personnes occasionnant de très lourds restes à charge. 80% des évaluations de situation se font sans que la personne soit vue ni entendue par les équipes de la MDPH...

Des droits au rabais ?

Selon l'APF, « alors que le dispositif actuel présente déjà de nombreux dysfonctionnements, les parlementaires vont étudier la mise en place des Maisons de l'autonomie (MDA) qui ont pour objectif d'accueillir les personnes en situation de handicap et leur famille mais également un public supplémentaire conséquent, les personnes âgées dépendantes. » Comment ces dispositifs vont-ils pouvoir répondre aux besoins de tous ? L'association s'interroge : « S'oriente-t-on vers un système qui sacrifie les uns pour mettre en place des dispositifs pour les autres ? Au risque de proposer des dispositifs d'accès aux droits au rabais ? »

Une barrière d'âge qui fait polémique

Ne faudrait-il pas en priorité mettre en place de moyens supplémentaires et cohérents qui garantissent un égal accès aux droits pour tous, quel que soit leur âge, dans l'esprit et la lettre de la loi handicap de 2005 ? Ainsi, l'association, comme bien d'autres, revendique l'abaissement des barrières d'âges (les fameux 60 ans qui font qu'avant on est « handicapé » et après « âgé », avec des droits différents) afin que tous puissent avoir accès à un véritable droit à compensation pour tous. Elle espère que ce projet de loi se contentera de donner un cadre aux MDA déjà existantes (qui, elle le rappelle, ont été mises en place sans concertation ni réglementation) et non pas pour favoriser de nouvelles créations dans le contexte actuel.

Lire l'article sur le site de www.informations.handicap.fr


 

Comment un volume trop fort endommage votre audition et attaque vos nerfs ?

02.09.2014 - http://www.maxisciences.com

Malmener ses oreilles augmente les risques de pertes précoces d'audition, mais les rouages du phénomène sont longtemps restés mystérieux. Une étude anglaise vient d'apporter la lumière sur les acouphènes et autres problèmes, ouvrant la voie à de futurs traitements.

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