Revue de presse 1er trimestre 2016

Darty s'attaque à la cash machine des malentendants

Darty se lance dans l'audioprothèseSource : www.challenges.fr - 10 mars 2016

En cassant les prix, l'enseigne d'électronique grand public espère élargir le marché des appareils d’audioprothèse qui touche 6 millions de personnes en France.

Darty a voulu célébrer à sa manière la journée nationale de l’audition. L’enseigne a annoncé ce jeudi 10 mars (2016) la commercialisation d’appareils d’aide auditive. C’est le premier grand distributeur à proposer ces dispositifs. La gamme commercialisée par Darty cherche à apporter des réponses aux problèmes d’audition qui touchent environ 6 millions de personnes en France. En cassant les prix, Darty espère élargir le marché car aujourd’hui les appareils d’audioprothèse s’avèrent souvent très onéreux et seuls 25% des malentendants sont équipés.

L’offre double du distributeur "analogique" et "digitale" va de 89 euros à 300 euros l’appareil selon son degré de confort. Il s’agit d’aides à l’écoute disponibles sans ordonnance. "Les vendeurs Darty sont spécialement formés pour cette offre", indique encore le distributeur sans en préciser le niveau. C’est une façon pour ce réseau de magasin de défricher un nouveau marché jusqu’à présent réservé aux spécialistes. Pour autant l’offre du distributeur n’a rien de comparable à celle proposée par les enseignes spécialisées qui suppose pas moins de six heures cumulées d’accompagnement avec un audioprothésiste. Darty se positionne sur l’entrée de marché et cherche à répondre aux troubles précoces de l’audition. En France, le premier équipement intervient en moyenne à l’âge de 72 ans.

Numerus clausus limité

L’offensive de Darty pourrait bousculer le marché. En attendant, Afflelou, un des acteurs majeurs, cherche à consolider ses positions. Lancé en 2012 Afflelou Acousticien a ouvert 127 magasins spécialisés au 31 décembre et prévoit d’arriver autour de 160 à 190 points de vente fin 2016. Mais c’est nettement moins que les 250 prévus initialement. A périmètre constant, l’enseigne Afflelou a vu son chiffre d’affaires grimper de 25% en 2015.

La raison de ce retard "tient essentiellement à la difficulté de recruter des audioprothésistes diplômés", précise Alain Afflelou, lui-même équipé d’un de ses appareils. Depuis un décret paru en 2015, le nombre d’élèves diplômés sortant des six écoles d’audioprothésistes reconnues par l’Etat est limité à 199 par an. "Il y a 3.000 audioprothésistes en France alors que les besoins en exigeraient 2.000 de plus", s’inquiète Alain Afflelou. Ce dernier a bien tenté de sensibiliser le gouvernement sur ce sujet mais apparemment le lobbying du syndicat des audioprothésistes est pour l’heure plus efficace.

En attendant et pour faire face à la demande, le groupe Alain Afflelou a pris contact avec la filière espagnole qui forme six fois plus d’étudiants qu’en France. Il s’agirait de leur proposer de venir travailler en France. Une hypothèse qui inquiète aussi l’Union nationale des syndicats audioprothésistes de France qui veut limiter les équivalences de diplômes afin de protéger son marché. La bataille ne fait que commencer.

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La relation entre capacité auditive et cognition/démence

Source : www.edp-audio.fr - 8 mars 2016

Les chiffres des personnes malentendantes non appareilléesNous savons tous que les personnes âgées, qu’elles soient ou non atteintes de perte auditive, ont du mal à comprendre la parole dans des environnements d’écoute difficiles. Les capacités cognitives expliquent pourquoi, chez certaines personnes dans certaines situations d’écoute, le discours est aisément compris, sans effort, tandis que dans d’autres situations, comprendre des mots est laborieux et sollicite une quantité considérable de ressources cognitives.

Les capacités cognitives correspondent aux processus mentaux impliqués dans l’intelligence cristallisée et fl uide. L’intelligence cristallisée inclut l’expérience et les connaissances accumulées, le vocabulaire et la mémoire à long terme. L’intelligence fl uide implique les constructions cognitives de la mémoire opérationnelle, la vitesse de traitement, l’attention/inhibition et la fonction exécutive centrale (Edwards, 2002). Si un certain déclin de la fonction cognitive est normal avec le vieillissement, lorsque les défaillances de la mémoire, du raisonnement, de la planifi cation et/ou du comportement deviennent sévères au point de réduire l’aptitude d’une personne à accomplir les tâches du quotidien, on parle alors de démence (Santacruz & Swagerty, 2001).

À l’instar de la perte auditive liée à l’âge, la démence est souvent progressive, commençant par une légère défi cience cognitive qui, peu à peu, s’aggrave (Petersen, 2004). Si on estime que plus de 20 % des adultes de plus de 70 ans souffrent d’une légère déficience cognitive, 60 à 80 % d’entre eux sont susceptibles de développer une démence, incluant le type le plus fréquent — la maladie d’Alzheimer (Petersen et al., 2009).

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Apple souhaite supprimer la norme M3/T3 sur les iPhones

Source http://anewdomain.net/ - 11 février 2016

OreilleD'après Nick Hunn (article en anglais), Apple aurait fait une demande auprès de la FCC (Federal Communication Commission) pour obtenir l'autorisation de supprimer ce qui rend les iPhones compatibles avec la position T des appareils de correction auditive et implants cochléaires.

Une pétition (en anglais) a été lancée pour demander à la FCC de ne pas donner suite à cette demande. Ce serait tout simplement terrible pour les personnes malentendantes que la compatibilité ne serait plus assurée et pire encore, cela entraînerait que d'autres grandes entreprises et même des fabricants d'appareils de correction auditive et d'implants cochléaires profitent de cette brèche pour suivre Apple. 

Depuis quelque temps, de nouvelles technologies arrivent sur le marché, dont les accessoires sans fil, mais ce sont des dispositifs individuels et ne fonctionnent qu'avec les accessoires que la personne malentendante doit acheter en plus des prothèses auditives.

La boucle d'induction magnétique est le seul système collectif qui ne génère pas de coûts supplémentaires pour les personnes malentendantes qui ont tout intérêt de défendre la norme M3/T3 en signant cette pétition.

Petite astuce : utilisez le module "Traduction" de Google pour traduire les différentes pages !


Le handicap deuxième source de discriminations

Source faireface 8 février 2016

Le handicap a constitué le deuxième motif de saisine du Défenseur des droits pour discrimination en 2015. Juste derrière l’origine mais loin devant l’état de santé.

Vous estimez être discriminé en raison de votre handicap ? Vous n’êtes pas le seul... 21 % des réclamations pour discrimination enregistrées par le Défenseur des droits en 2015 émanaient de personnes handicapées, rappelle le rapport d’activité de cette institution indépendante, rendu public le 4 février. Le handicap représente ainsi le deuxième motif de saisine, juste derrière l’origine (22,6 %), loin devant l’état de santé (12,8 %), l’âge (6,9 %) ou bien encore les activités syndicales (5,6 %). Trois réclamations sur quatre concernaient une discrimination à l’emploi. Les autres portaient sur le service public, les biens et services, l’éducation/formation et le logement.

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Des permanences dans les MDPH

Le Défenseur des droits a constitué un réseau de délégués territoriaux. Ils tiennent des permanences, entre autres, dans les maisons départementales des personnes handicapées. En 2015, 78 MDPH en accueillaient. En 2016, chaque département devrait être doté d’un référent handicap.
Renseignez vous auprès de la MDPH de votre département.


Les soucis d'audition ne sont plus réservés aux seniors

160202 rp102.02.2016 - www.franceinfo.fr

Plus d'un jeune sur cinq souffre en France d'une perte auditive. Le chiffre marquant ressort d'une enquête effectuée par l'institut de sondage Ipsos, pour l'association de la Journée nationale de l'audition (JNA). Un constat d'autant plus alarmant que cela ne devrait pas s'améliorer dans les prochaines années puisqu'un tiers de jeunes reconnaissent passer entre deux à trois heures par jour à écouter de la musique.

Des jeunes peu sensibles aux gestes de prévention
Dans cette étude, les jeunes estiment que les problèmes d'audition sont des problèmes de vieux. C'est faux. 49 % de ces jeunes reconnaissent qu'ils ont déjà ressenti une douleur dans l'oreille mais, pour autant, ils sont loin de prendre en compte cette alerte : 60 % attendent que ça passe, seulement 14 % consultent un ORL. Et, quand on parle de gestes de prévention pour protéger leurs oreilles, un jeune sur quatre dit clairement qu'il n'a pas envie de s'imposer des contraintes supplémentaires.

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"Il y a une tendance à banaliser les volumes sonores de plus en plus forts"  

160115 rp1Dr Jean-Michel Klein (ORL)
15.01.2016 - www.ladepeche.fr

 À l'occasion de la 13e édition de la semaine du son qui se tient à Paris, du 18 janvier au 7 février à Paris, les spécialistes de l'audition rappellent l'importance d'utiliser les casques et écouteurs avec prudence pour éviter la surdité précoce, phénomène en progression chez les plus jeunes. Les principales recommandations avec le Dr Jean-Michel Klein, président du syndicat national des médecins ORL.

La plupart des pédiatres et ORL s'accordent pour dire qu'il ya une inconscience collective autour de l'escalade des bruits environnants. Le Dr Jean-Michel Klein, président du syndicat national des médecins ORL, s'indigne des "Audition : faut-il réglementer les casques audtio ?" réalisée auprès de 1500 individus, dont 500 parents d'enfants de 0 à 6 ans, 511 enfants de 7 à 12 ans et 502 adolescents âgés de 13 à 19 ans. On y apprend que les adolescents ont, en moyenne, leur casque audio ou leurs écouteurs fixés aux oreilles 2 heures par jour contre une moyenne d'écoute en continu de 31min par jour pour les enfants de 0 à 6 ans. 15% des 7 à 12 ans et plus d'un tiers des adolescents reconnaissent "écouter fort" sur leur smartphone, tablettes, ordinateurs, jeux vidéo.

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Surdité précoce : baissez le son des casques !

18.01.2016 - www.santemagazine.fr

La treizième édition de la semaine du son se tient actuellement à Paris jusqu'au 7 février. A cette occasion, la société Ipsos a réalisé un sondage, "les jeunes et l'écoute sonore", qui montre une banalisation de l'écoute sonore de plus en plus forte.
Deux heures d'écoute au casque pour les ados

L'étude Ipsos fait ressortir les éléments suivants :

  • Les adolescents passent au moins deux heures par jour le casque fixé sur leurs oreilles.
  • Les enfants de moins de 6 ans : un peu plus d'une demi-heure.
  • 30 % des adolescents reconnaissent écouter fort la musique.
  • 3/4 des ados écoutent des contenus audios sur différents supports en même temps.
  • 50 % des adolescents ont déjà eu des troubles auditifs suite à un bruit fort, que ce soit une sensation de coton dans les oreilles, des acouphènes ou l'impression de moins bien entendre, et quand cela leur arrive 43 % d'entre eux ne font rien.

6 bonnes pratiques d'écoute à respecter

Afin de limiter les risques de souffrir d'une surdité prématurée, dès l'âge de 30 ans, il est recommandé de :


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