Archives revues de presse 2013 à 2016

Revue de presse 1er trimestre 2016

Darty s'attaque à la cash machine des malentendants

Darty se lance dans l'audioprothèseSource : www.challenges.fr - 10 mars 2016

En cassant les prix, l'enseigne d'électronique grand public espère élargir le marché des appareils d’audioprothèse qui touche 6 millions de personnes en France.

Darty a voulu célébrer à sa manière la journée nationale de l’audition. L’enseigne a annoncé ce jeudi 10 mars (2016) la commercialisation d’appareils d’aide auditive. C’est le premier grand distributeur à proposer ces dispositifs. La gamme commercialisée par Darty cherche à apporter des réponses aux problèmes d’audition qui touchent environ 6 millions de personnes en France. En cassant les prix, Darty espère élargir le marché car aujourd’hui les appareils d’audioprothèse s’avèrent souvent très onéreux et seuls 25% des malentendants sont équipés.

L’offre double du distributeur "analogique" et "digitale" va de 89 euros à 300 euros l’appareil selon son degré de confort. Il s’agit d’aides à l’écoute disponibles sans ordonnance. "Les vendeurs Darty sont spécialement formés pour cette offre", indique encore le distributeur sans en préciser le niveau. C’est une façon pour ce réseau de magasin de défricher un nouveau marché jusqu’à présent réservé aux spécialistes. Pour autant l’offre du distributeur n’a rien de comparable à celle proposée par les enseignes spécialisées qui suppose pas moins de six heures cumulées d’accompagnement avec un audioprothésiste. Darty se positionne sur l’entrée de marché et cherche à répondre aux troubles précoces de l’audition. En France, le premier équipement intervient en moyenne à l’âge de 72 ans.

Numerus clausus limité

L’offensive de Darty pourrait bousculer le marché. En attendant, Afflelou, un des acteurs majeurs, cherche à consolider ses positions. Lancé en 2012 Afflelou Acousticien a ouvert 127 magasins spécialisés au 31 décembre et prévoit d’arriver autour de 160 à 190 points de vente fin 2016. Mais c’est nettement moins que les 250 prévus initialement. A périmètre constant, l’enseigne Afflelou a vu son chiffre d’affaires grimper de 25% en 2015.

La raison de ce retard "tient essentiellement à la difficulté de recruter des audioprothésistes diplômés", précise Alain Afflelou, lui-même équipé d’un de ses appareils. Depuis un décret paru en 2015, le nombre d’élèves diplômés sortant des six écoles d’audioprothésistes reconnues par l’Etat est limité à 199 par an. "Il y a 3.000 audioprothésistes en France alors que les besoins en exigeraient 2.000 de plus", s’inquiète Alain Afflelou. Ce dernier a bien tenté de sensibiliser le gouvernement sur ce sujet mais apparemment le lobbying du syndicat des audioprothésistes est pour l’heure plus efficace.

En attendant et pour faire face à la demande, le groupe Alain Afflelou a pris contact avec la filière espagnole qui forme six fois plus d’étudiants qu’en France. Il s’agirait de leur proposer de venir travailler en France. Une hypothèse qui inquiète aussi l’Union nationale des syndicats audioprothésistes de France qui veut limiter les équivalences de diplômes afin de protéger son marché. La bataille ne fait que commencer.

Lire l'article sur le site de www.challenges.fr


La relation entre capacité auditive et cognition/démence

Source : www.edp-audio.fr - 8 mars 2016

Les chiffres des personnes malentendantes non appareilléesNous savons tous que les personnes âgées, qu’elles soient ou non atteintes de perte auditive, ont du mal à comprendre la parole dans des environnements d’écoute difficiles. Les capacités cognitives expliquent pourquoi, chez certaines personnes dans certaines situations d’écoute, le discours est aisément compris, sans effort, tandis que dans d’autres situations, comprendre des mots est laborieux et sollicite une quantité considérable de ressources cognitives.

Les capacités cognitives correspondent aux processus mentaux impliqués dans l’intelligence cristallisée et fl uide. L’intelligence cristallisée inclut l’expérience et les connaissances accumulées, le vocabulaire et la mémoire à long terme. L’intelligence fl uide implique les constructions cognitives de la mémoire opérationnelle, la vitesse de traitement, l’attention/inhibition et la fonction exécutive centrale (Edwards, 2002). Si un certain déclin de la fonction cognitive est normal avec le vieillissement, lorsque les défaillances de la mémoire, du raisonnement, de la planifi cation et/ou du comportement deviennent sévères au point de réduire l’aptitude d’une personne à accomplir les tâches du quotidien, on parle alors de démence (Santacruz & Swagerty, 2001).

À l’instar de la perte auditive liée à l’âge, la démence est souvent progressive, commençant par une légère défi cience cognitive qui, peu à peu, s’aggrave (Petersen, 2004). Si on estime que plus de 20 % des adultes de plus de 70 ans souffrent d’une légère déficience cognitive, 60 à 80 % d’entre eux sont susceptibles de développer une démence, incluant le type le plus fréquent — la maladie d’Alzheimer (Petersen et al., 2009).

Lire la suite de l'article


Apple souhaite supprimer la norme M3/T3 sur les iPhones

Source http://anewdomain.net/ - 11 février 2016

OreilleD'après Nick Hunn (article en anglais), Apple aurait fait une demande auprès de la FCC (Federal Communication Commission) pour obtenir l'autorisation de supprimer ce qui rend les iPhones compatibles avec la position T des appareils de correction auditive et implants cochléaires.

Une pétition (en anglais) a été lancée pour demander à la FCC de ne pas donner suite à cette demande. Ce serait tout simplement terrible pour les personnes malentendantes que la compatibilité ne serait plus assurée et pire encore, cela entraînerait que d'autres grandes entreprises et même des fabricants d'appareils de correction auditive et d'implants cochléaires profitent de cette brèche pour suivre Apple. 

Depuis quelque temps, de nouvelles technologies arrivent sur le marché, dont les accessoires sans fil, mais ce sont des dispositifs individuels et ne fonctionnent qu'avec les accessoires que la personne malentendante doit acheter en plus des prothèses auditives.

La boucle d'induction magnétique est le seul système collectif qui ne génère pas de coûts supplémentaires pour les personnes malentendantes qui ont tout intérêt de défendre la norme M3/T3 en signant cette pétition.

Petite astuce : utilisez le module "Traduction" de Google pour traduire les différentes pages !


Le handicap deuxième source de discriminations

Source faireface 8 février 2016

Le handicap a constitué le deuxième motif de saisine du Défenseur des droits pour discrimination en 2015. Juste derrière l’origine mais loin devant l’état de santé.

Vous estimez être discriminé en raison de votre handicap ? Vous n’êtes pas le seul... 21 % des réclamations pour discrimination enregistrées par le Défenseur des droits en 2015 émanaient de personnes handicapées, rappelle le rapport d’activité de cette institution indépendante, rendu public le 4 février. Le handicap représente ainsi le deuxième motif de saisine, juste derrière l’origine (22,6 %), loin devant l’état de santé (12,8 %), l’âge (6,9 %) ou bien encore les activités syndicales (5,6 %). Trois réclamations sur quatre concernaient une discrimination à l’emploi. Les autres portaient sur le service public, les biens et services, l’éducation/formation et le logement.

lire la suite de l'article


Des permanences dans les MDPH

Le Défenseur des droits a constitué un réseau de délégués territoriaux. Ils tiennent des permanences, entre autres, dans les maisons départementales des personnes handicapées. En 2015, 78 MDPH en accueillaient. En 2016, chaque département devrait être doté d’un référent handicap.
Renseignez vous auprès de la MDPH de votre département.


Les soucis d'audition ne sont plus réservés aux seniors

160202 rp102.02.2016 - www.franceinfo.fr

Plus d'un jeune sur cinq souffre en France d'une perte auditive. Le chiffre marquant ressort d'une enquête effectuée par l'institut de sondage Ipsos, pour l'association de la Journée nationale de l'audition (JNA). Un constat d'autant plus alarmant que cela ne devrait pas s'améliorer dans les prochaines années puisqu'un tiers de jeunes reconnaissent passer entre deux à trois heures par jour à écouter de la musique.

Des jeunes peu sensibles aux gestes de prévention
Dans cette étude, les jeunes estiment que les problèmes d'audition sont des problèmes de vieux. C'est faux. 49 % de ces jeunes reconnaissent qu'ils ont déjà ressenti une douleur dans l'oreille mais, pour autant, ils sont loin de prendre en compte cette alerte : 60 % attendent que ça passe, seulement 14 % consultent un ORL. Et, quand on parle de gestes de prévention pour protéger leurs oreilles, un jeune sur quatre dit clairement qu'il n'a pas envie de s'imposer des contraintes supplémentaires.

Lire la suite


"Il y a une tendance à banaliser les volumes sonores de plus en plus forts"  

160115 rp1Dr Jean-Michel Klein (ORL)
15.01.2016 - www.ladepeche.fr

 À l'occasion de la 13e édition de la semaine du son qui se tient à Paris, du 18 janvier au 7 février à Paris, les spécialistes de l'audition rappellent l'importance d'utiliser les casques et écouteurs avec prudence pour éviter la surdité précoce, phénomène en progression chez les plus jeunes. Les principales recommandations avec le Dr Jean-Michel Klein, président du syndicat national des médecins ORL.

La plupart des pédiatres et ORL s'accordent pour dire qu'il ya une inconscience collective autour de l'escalade des bruits environnants. Le Dr Jean-Michel Klein, président du syndicat national des médecins ORL, s'indigne des "Audition : faut-il réglementer les casques audtio ?" réalisée auprès de 1500 individus, dont 500 parents d'enfants de 0 à 6 ans, 511 enfants de 7 à 12 ans et 502 adolescents âgés de 13 à 19 ans. On y apprend que les adolescents ont, en moyenne, leur casque audio ou leurs écouteurs fixés aux oreilles 2 heures par jour contre une moyenne d'écoute en continu de 31min par jour pour les enfants de 0 à 6 ans. 15% des 7 à 12 ans et plus d'un tiers des adolescents reconnaissent "écouter fort" sur leur smartphone, tablettes, ordinateurs, jeux vidéo.

Lire la suite


Surdité précoce : baissez le son des casques !

18.01.2016 - www.santemagazine.fr

La treizième édition de la semaine du son se tient actuellement à Paris jusqu'au 7 février. A cette occasion, la société Ipsos a réalisé un sondage, "les jeunes et l'écoute sonore", qui montre une banalisation de l'écoute sonore de plus en plus forte.
Deux heures d'écoute au casque pour les ados

L'étude Ipsos fait ressortir les éléments suivants :

  • Les adolescents passent au moins deux heures par jour le casque fixé sur leurs oreilles.
  • Les enfants de moins de 6 ans : un peu plus d'une demi-heure.
  • 30 % des adolescents reconnaissent écouter fort la musique.
  • 3/4 des ados écoutent des contenus audios sur différents supports en même temps.
  • 50 % des adolescents ont déjà eu des troubles auditifs suite à un bruit fort, que ce soit une sensation de coton dans les oreilles, des acouphènes ou l'impression de moins bien entendre, et quand cela leur arrive 43 % d'entre eux ne font rien.

6 bonnes pratiques d'écoute à respecter

Afin de limiter les risques de souffrir d'une surdité prématurée, dès l'âge de 30 ans, il est recommandé de :


Revue de presse novembre-décembre 2015

Personnes sourdes ou malentendantes : un handicap méconnu, une population vulnérable

source BEH - BULLETIN ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE décembre 2015logo de l'Institut de Veille Sanitaire

Améliorer la communication et l’accessibilité de la société pour améliorer leur santé.

Lire la suite

Revue de presse septembre-octobre 2015

Assistants d'écoute : Sonalto racheté par le groupe Urgo

15 octobre 2015 - Le groupe familial Urgo, annonce ce matin, avoir acquis début septembre Sonalto. L'entreprise, créée en 2010 par deux jeunes entrepreneurs, Maxence Petit et Louis Blohorn propose des aides auditives préréglées aux pharmaciens. Partant du constat que seulement 17%* de la population malentendante sont équipés en France, Sonalto a voulu rendre accessible aux presbyacousiques une solution auditive à moins de 300 €. Selon certaines sources, en 5 ans, plus de 30 000 "assistants d'écoute" auraient déjà été vendus.

Les fondateurs déclarent avoir souhaité "s'adosser à Urgo pour bénéficier à la fois de la force d'un groupe pour se développer et aussi profiter du dynamisme d'une entreprise familiale qui innove en permanence". De son côté, Pierre Moustial, directeur des opérations du groupe Urgo explique que "Urgo et Sonalto partagent un état d'esprit commun, celui de pionnier, l'audace entrepreneuriale et la volonté de bousculer les règles du jeu". D'autre part, le spécialiste de la santé et du traitement médical des plaies s'est fixé un objectif ambitieux : " contribuer à faire progresser le taux d'équipement des Français souffrant de pertes d'audition".

La surdité, un marché porteur qui va s'accélérer

En dépit des différentes procédures lancées par l'union nationale des syndicats d'audioprothésistes, un arrêté ministériel autorise depuis août 2014, les 23 000 officines à conseiller et commercialiser des "assistants d'écoute préréglés d'une puissance maximale de 20 décibels". Un premier appareillage auditif pour les personnes gênées par une perte naturelle et modérée de l’audition.

La surdité est un marché porteur qui va s'accélérer par l'afflux des papy-boomers en âge de se faire appareiller et grâce à l'information et la sensibilisation des français par les professionnels de santé.

* Enquête Opinionway, « La perte de l’audition, un enjeu de société largement sous-estimé. »

Source : www.acuite.fr


150930 rp1Tadeo Acceo récompensés aux Trophées Horizon 2015

Paris - 30 septembre 2015 - Les équipes Acceo et Tadeo lauréates de la catégorie TPE/PME lors de la 5ème édition des Trophées Horizon organisée par le Groupe Crédit Agricole.

Lancés en 2009, les Trophées Horizon récompensent cinq innovations durables de fournisseurs du Groupe, que ce soit sur le volet social, économique ou environnemental, dans quatre catégories différentes : économie sociale et solidaire, TPE-PME, entreprises de taille intermédiaire et grandes entreprises.

Cette édition 2015 a réuni le 29 septembre dernier au sein de la Fédération Nationale du Crédit Agricole à Paris, plus de quarante entreprises sélectionnées, attestant une fois de plus de l’engagement des fournisseurs du Groupe dans des démarches innovantes et responsables. Un jury, composé de collaborateurs du groupe Crédit Agricole, spécialistes des achats, du développement durable et de la diversité, a départagé les candidatures. Les critères d’évaluation reposaient notamment sur le caractère innovant de l’initiative qu’elle soit environnementale, sociale ou économique.

Tadeo Acceo avaient été sélectionnés dans la catégorie TPE-PME, la plus disputée, aux côtés de quinze autres entreprises.
«Pour concourir, il fallait faire partie de la catégorie TPE-PME, bien-sûr, le projet devait proposer une innovation sur le volet social, économique ou environnemental mais aussi démontrer une valeur ajoutée pour nos métiers, nos clients ou nos collaborateurs », explique Sylvie Robin-Romet, Directeur des Achats Groupe Crédit Agricole SA et membre du Jury.
Le Jury a ainsi récompensé Tadeo Acceo pour son projet « global » d'entreprise à la fois innovant sur le plan technologique mais aussi très impactant au niveau social, économique et environnemental.
« Le projet de Tadeo Acceo répondait à l'ensemble de nos critères. D'une part, il facilite la communication entre sourds et entendants et permet au conseiller bancaire de communiquer efficacement avec un client sourd ou malentendant. D’autre part, il impacte socialement les territoires, revitalise les zones rurales. Enfin, il prend en charge la formation des traducteurs et crée des emplois », précise Sylvie Robin-Romet.

Plus qu’une récompense, les Trophées Horizon permettent aux lauréats de valoriser leurs démarches durables en externe et de bénéficier d’une véritable promotion de leurs actions auprès des autres entités du groupe Crédit Agricole.

Source : Communiqué groupe Crédit Agricole


Marché des prothèses auditives : la scandaleuse rente des audioprothèsistes

Source UFC Que choisir 28 septembre 2015

Au lendemain de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale, et s’alarmant du sous équipement des 6 millions de Français malentendants, l’UFC – Que Choisir dénonce aujourd’hui la scandaleuse rente des audioprothésistes. Dans une étude exclusive, l’association pointe les trois causes de la dérive des prix, et pour y remédier, presse les pouvoirs publics de mettre en œuvre sans délai trois solutions concrètes.

Lire l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Audioprothèses : Un marché verrouillé au détriment des malentendants"

Le Bucodes SurdiFrance salue l’intéressante étude et estime qu’il est plus que temps que les pouvoirs publics prennent l’initiative de réunir toutes les parties prenantes à ce débat les représentants des usagers, du corps médical, des industriels, des audioprothésistes et des instances politiques pour engager un travail de concertation et apporter des réponses concrètes à cet enjeu de santé publique.

Lire le communiqué de presse du Bucodes SurdiFrance


Les malentendants restent les grands oubliés de la solidarité nationale

Paris, 22 septembre 2015 - Communiqué de presse CNA-UNSAF

« Le reste à charge en santé des Français diminue, pourtant, les malentendants restent encore les grands oubliés de la solidarité nationale » s’indignent le Collège national d’audioprothèse (CNA) et le Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf), dans un communiqué de presse diffusé mardi 22 septembre 2015.

Le Collège et l’Unsaf se réfèrent au rapport de la DREES, rendu public le 15 septembre lors de sa présentation à la Commission des comptes de la santé.
Il révèle que pour l’année 2014, la baisse du reste à charge (RAC) des ménages français s’est poursuivie, avec une nouvelle diminution de 0,2 point, ramenant la part des dépenses de santé supportée par les ménages à 8,5 % au lieu de 8,7 % l’année précédente. Les dépenses de santé prises en charge par la sécurité sociale ont augmenté pour atteindre 76,6 % des dépenses, celles à la charge des complémentaires ont reculé de 13,7 à 13,5 %. Dans un communiqué de presse, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a souligné que « la France est ainsi l’un des pays de l’OCDE où la part des dépenses de santé financée par les fonds publics est la plus importante et le reste à charge des ménages le plus faible ».

Dans les déficits auditifs, un reste à charge moyen exceptionnellement élevé : 65 % 

« Malheureusement, les malentendants adultes ne bénéficient toujours pas de la diminution de leur RAC, souligne le communiqué du Collège et l’Unsaf. Les difficultés d’accès à l’appareillage demeurent importantes, y compris pour les personnes aux revenus moyens et,a fortiori, modestes, mais ne bénéficiant pas de la CMU. Malgré des prix situés en France dans la moyenne basse européenne, 1 500 euros par oreille en moyenne, il est constaté un RAC moyen de 1 000 euros chez l’adulte, soit 65 %, conséquence de la faible prise en charge obligatoire (120 euros) et complémentaire (350 euros en moyenne)1. En conséquence, environ 2 millions de personnes sont équipées dans notre pays, alors que, selon l’IGAS, 2,5 à 3 millions devraient l’être », regrettent le Collège et l’Unsaf qui comparent les systèmes de prise en charge français et allemand.

En Allemagne, une prise en charge sept fois supérieure à la France

« Ce même 15 septembre, la Cour des comptes a remis son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, comparant modèles allemand et français. Elle note : « En Allemagne : des taux de prise en charge supérieurs, mais sur un périmètre plus étroit qu’en France et "un bouclier sanitaire" ». L'audioprothèse y a été revalorisée en novembre 2013, à hauteur de 840 euros par oreille pour l’adulte (120 euros en France. Ainsi, si le système français bénéficiait de ces 720 euros supplémentaires de prise en charge, le RAC moyen de 1 000 euros par oreille serait divisé par quatre, soit 16 %, se rapprochant du RAC en santé moyen des Français », argumentent les instances professionnelles.

Source : www.audition-infos.org

Revue de presse avril 2015

Acouphènes : pourquoi c'est si compliqué

20 avril 2015 source Sciences et Avenir

Les zones cérébrales impliquées dans la genèse des acouphènes sont multiples et pas forcément liées aux seules aires auditives.

 C’est une première pour la recherche en matière d’acouphènes. Un travail international paru dans eLife et mené chez l’animal par des chercheurs chinois, américains et canadiens permet enfin de mieux appréhender la complexité de cette maladie qui se manifeste par des bruits gênants dans les oreilles. En France, 16 millions de personnes disent en souffrir. Pour certains, ces bruits dits fantômes se traduisent par un bourdonnement, pour d’autres par un sifflement. Mais dans tous les cas, la médecine peine souvent à les soulager totalement, leur prise en charge s’avérant très complexe car leurs mécanismes précis n’ont pas encore été totalement décryptés.

Cette collaboration internationale laisse apparaître que les zones cérébrales impliquées dans la genèse des acouphènes sont multiples, bien plus nombreuses qu’on ne l’imaginait, reliées entre elles par un réseau neuronal très sophistiqué et pas forcément liées aux seules aires auditives. Ce qui constitue une étape importante dans la compréhension de ces troubles. Les chercheurs ont dans un premier temps induit des acouphènes chez des rongeurs en utilisant des doses progressives d’aspirine, dont l’ototoxicité (toxique pour l’appareil auditif) est bien connue. Ils ont ensuite observé le fonctionnement de différentes zones cérébrales via une Irm et sont arrivés à la conclusion que celles ci étaient très nombreuses à être sollicitées. Parmi elles : l’amygdale, la formation réticulée, l'hippocampe et le cervelet, des zones plutôt spécialisées dans la gestion des émotions, l’éveil, la localisation des sons ou bien encore l’équilibre.

lire la suite de l'article

Quand casser les oreilles prend tout son sens!

2 avril 2015

L’expression « tu me fais mal aux oreilles ! » pourrait bien ne pas être une hyperbole. Car des scientifiques viennent de découvrir que la cochlée, l’organe principal de l’oreille interne, serait sensible aux stimuli douloureux. En effet, ces chercheurs de l’université Northwestern à Chicago ont mis en évidence l’existence d’une voie de signalisation de la douleur, parallèle à la voie de signalisation des stimuli sonores.

L’ensemble du corps humain est tapissé de nocicepteurs, des récepteurs à la douleur reliés au cerveau par des neurones somatiques sensoriels, le long desquels voyagent les signaux nerveux. Mais l’organe de Corti n’en est pas doté, suggérant qu’il n’est pas sensible à la douleur. Les résultats des travaux des scientifiques américains indiquent cependant qu’il utilise pour cela une autre voie de signalisation.

Selon ces travaux, cette voie emprunte des neurones, dits de type 2, qui lient les cellules ciliées externes au noyau cochléaire, situé dans le tronc cérébral. Les chercheurs ont découvert qu’elle n’est activée que par des stimuli sonores d’intensité si importante qu’ils provoquent la mort des cellules ciliées.

Pour mettre ce phénomène en évidence, ils ont utilisé des souris transgéniques chez lesquelles la voie de signalisation des stimuli sonores – joignant les cellules ciliées internes au noyau cochléaire via des neurones de type 1 – est désactivée. Puis ils ont exposé ces souris pendant une heure à des sons d’intensités différentes : forte (80 dB SPL), mais pas néfaste pour les cellules ciliées, ou bien très forte (120 dB SPL), causant la mort des cellules ciliées. Dans le premier cas, les neurones de type 2 n’étaient pas activés, mais ils l’étaient dans le second, montrant que cette voie s’active en cas de dommage des cellules ciliées.

Les chercheurs font d’ailleurs l’hypothèse que cette voie de signalisation n’est pas activée par les sons de forte intensité eux-mêmes, mais plutôt par la mort des cellules ciliées qui en découle.

Source : Flores EN et al. A non-canonical pathway from cochlea to brain signals tissue-damaging noise. Current Biology 2015;25(5):606-612

 

Revue de presse mars 2015

 Les super oreilles des mouches

source : Le HuffPost | Par Grégory Rozières

Et s'il valait mieux dire "la mouche à l'oreille" que la puce? Une équipe de chercheurs de l'université du Texas a développé un implant cochléaire basé sur les oreilles ultra-sensibles de la mouche.
Surtout, l'implant ne fait que 2mm et utilise un matériau transformant la pression en signal électrique, ce qui permet de faire fonctionner l'objet avec très peu d'énergie (et donc des batteries bien plus petites)

lire l'article

Le 12 mars, la JNA agira pour l’audition des jeunes

La 18e édition de la Journée nationale de l’audition (JNA) qui se tiendra le 12 mars a pour thématique « jeunes aujourd’hui, seniors demain ».

Selon l’enquête Ipsos-JNA réalisée pour l’occasion auprès de 600 jeunes et de 300 parents et dont les résultats ont été dévoilés ce jeudi 5 mars lors d’une conférence de presse,la santé auditive n’est pas encore intégrée comme un facteur clé de santé par les Français. Notamment par les jeunes, dont les pratiques d’écoute de la musique (trop fort, trop longtemps), les exposent aux risques auditifs.

Les jeunes vivent dans et avec le bruit. Pire, l’absence de bruit est une source d’angoisse. Cette considération a un impact important sur la façon dont les jeunes appréhendent la santé auditive : 42 % d’entre eux ne préservent pas leur santé auditive et pour 28 % des jeunes, la préserver représente une contrainte supplémentaire dans leur vie. Résultat de cette inertie : un jeune sur deux est concerné par un trouble auditif, mais 59 % attendent que le trouble passe... En fait, les jeunes n’ont pas conscience de la menace.

La prévention permet de sensibiliser la population à sa santé auditive

lire la suite de l'article sur le site http://www.audition-infos.org

Pour plus d’informations : www.journee-audition.org

Plateforme d’appels JNA « Audio-Infos-Services » 0 810 200 219

Troubles auditifs : comment sensibiliser les jeunes ?

5 mars 2015 - http://www.sciencesetavenir.fr

Les 13-25 ans ont-ils conscience que les problèmes auditifs peuvent les concerner ? Sont-ils sensibles aux messages de prévention ? C'est ce qu'a voulu déterminer une enquête.

Campagne choc comme il en existe pour la sécurité routière, distribution systématique de bouchons à l'entrée des concerts ou des boîtes : une étude parue jeudi envisage plusieurs pistes pour sensibiliser les nouvelles générations, alors qu'un jeune sur deux est concerné par des troubles auditifs.

52 % ne se sentent pas menacés par la perte d'audition.

Douleurs

49% des 13-25 ans ont déjà ressenti une douleur dans l'oreille, un sifflement, un bourdonnement, une perte brusque d’audition à la suite d'une exposition sonore trop élevée, mais la majorité (59 %) n'a rien fait, préférant attendre "que ça passe", tel est le paradoxe soulevé par l'enquête Ipsos intitulée "Risques auditifs : les jeunes font encore la sourde oreille.

Des clés pour agir", réalisée pour la 18e édition de la Journée nationale de l’audition (JNA) qui aura lieu le 12 mars.

La preuve : 70% des jeunes interrogés placent les problèmes de vue devant les problèmes auditifs. Et plus d'un sur deux (52 %) déclare ne pas du tout se sentir menacé par la perte d'audition. Quant aux gestes de prévention, ils apparaissent comme une contrainte supplémentaire pour 28 % des jeunes interrogés.

L'enquête relève toutefois que les messages de prévention ont progressé par rapport à une enquête similaire réalisée en 2012: 62% des jeunes déclarent "avoir vu, lu ou entendu des messages de prévention pour protéger ses oreilles" contre 54 % trois ans plus tôt. La notion de "pause auditive", c'est-à-dire le temps de récupération nécessaire au système auditif, a notamment fait son chemin, relève l'étude; un quart des jeunes et un tiers des parents en ont... entendu parler.

73 % estiment que l'école doit aborder le sujet.

Solutions

Les participants ont par ailleurs été interrogés sur les solutions de sensibilisation envisagées: les jeunes approuvent l'idée d'un suivi régulier des capacités auditives (79 %), d'une application sur smartphone qui alerterait en cas de dépassement du niveau acceptable (73 %), ou encore d'une campagne de communication choc (67 %).
D'autres solutions sont également évoquées, telle la distribution systématique de bouchons d'oreille (37 %), mais convainquent moins : 44 % considèrent en effet que "ça fait ringard" et 38 % que "ça n'est pas esthétique". Enfin, la plupart des personnes interrogées (jeunes et parents) estiment que l'école doit aborder le sujet, notamment pendant les cours de sciences de la vie et de la terre (73 %), ou lors des visites médicales scolaires ou universitaires (68 %).

Enquête

Réalisée du 11 au 18 février 2015, l'enquête JNA – Ipsos a sondé un panel de 600 jeunes âgés de 13 à 25 ans et 300 parents d'enfants âgés de 13 à 18 ans.

Lire aussi : Troubles auditifs : plus d'un milliard de jeunes menacés

  • 1
  • 2

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.